L’opération demeure la plus coûteuse par rapport à celles d’Alger et Oran, avec une moyenne de 4,88 milliards de dinars par kilomètre.

La réalisation du tramway de Constantine a coûté 44 milliards de dinars. Un  montant qui a été révélé, ce dimanche, par Omar Hedbi, directeur général de l’entreprise Métro d’Alger (EMA), maître de l’ouvrage délégué, lors d’une émission à la radio chaîne 3. Ce coût que tous les responsables concernés par ce projet ont refusé de communiquer à la presse, y compris le DG de Métro d’Alger, malgré l’insistance des journalistes, lors de la visite du ministre des Transports, Amar Tou, à Constantine le 25 décembre dernier, à l’occasion du lancement des essais techniques du tramway entre la station Benabdelmalek et le terminal de Zouaghi. Cela s’explique surtout par le fait que ce projet a connu de nombreuses réévaluations depuis son lancement en 2006, pour des raisons liées essentiellement à la topographie de la ville ainsi qu’à d’autres facteurs techniques qui ont nécessité la démolition de la tribune du stade Benabdelmalek. Finalement, le projet dépassera largement son montant initial, estimé à 34,6 milliards de dinars, dont une partie payable en devises évaluée à plus de 204 millions d’euros.

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Ceci sans compter les conséquences financières de la démolition de la trémie de la cité Filali qui a «bouffé» 15 milliards de dinars. En somme, le tramway de Constantine sera le plus coûteux, comparativement à ceux d’Alger et d’Oran. Ce dernier, par exemple, a nécessité 54 milliards de dinars pour un trajet de 19 km, ce qui fait une moyenne de 2,84 milliards de dinars par kilomètre, alors que celui de la ville du Vieux Rocher, réalisé sur près de 9 km, a absorbé en moyenne 4,88 milliards de dinars par kilomètre. Contrairement à l’annonce faite par le ministre des Transports, lors de la récente visite à Constantine du Premier ministre Abdelmalek Sellal, l’on saura que les essais à blanc ne seront entamés que vers la deuxième quinzaine du mois de juin prochain. Les Constantinois ne pourront prendre officiellement le tramway que le jour de la célébration de la fête de l’Indépendance, selon le DG de l’EMA.

Lu sur El-Watan