Le mystère demeure entier sur la mort de l’Emir Algérien, Abou Zeid,  l’un des chefs les plus influents et les plus cruels d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.  Pour l’heure, ni les autorités algériennes ni les autorités françaises n’ont encore confirmé cette information, révélée hier par des notables et des sources proches du Mouvement de Libération Nationale de l’Azawad (MNLA).  Cependant, Le Monde, le quotidien français, a affirmé que cette  information a été confirmée au  par « une bonne source proche des opérations militaires en cours dans le nord du Mali ».

Abou Zeid aurait été donc bel et bien tué lors d’un raid aérien mené par l’armée française au Nord-Mali, dans la région d’In Sensa, dans le massif montagneux de Tigharghar. En dépit de ces informations officieuses, rien ne permet encore de confirmer la mort de cet émir algérien, né en 1965 dans la région de Debdab dans la wilaya d’Illizi, Le silence officiel du côté des autorités algériennes et des autorités algériennes incite donc à la prudence. Pour preuve, plusieurs sources militaires françaises ne savent toujours vendredi si l’information est exacte.  Selon le site internet de l’hebdomadaire français, le Journal de Dimanche, l’armée française cherche toujours à vérifier cette information et met en garde « contre toute possibilité d’erreur ou de manipulation ».

Pour sa part, le colonel Thierry Burkhard, porte-parole des armées françaises, a indiqué à l’AFP n’avoir « aucune information spécifique sur cette personne ». Il a cependant confirmé le raid aérien opéré dans la zone d’In Sensa, détruisant six véhicules identifiés comme étant des objectifs militaires. Pour rappe, des notables de la ville de Kidal, au nord du Mali,  ont révélé jeudi soir qu’environ 45 combattants d’Aqmi et du groupe islamiste Ansar Dine auraient été tués lors d’un raid français. Le MNLA  parle de son côté que « sept personnes auraient été faits prisonniers parmi les survivants du raid ». Un terroriste algérien se trouverait parmi ces survivants.  Soulignons enfin que la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a déclaré vendredi que l’annonce de la mort d’Abdelhamid Abou Zeid, l’un des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), était « à prendre au conditionnel » en l’absence de « confirmation officielle ».