Une quarantaine d’ouvriers travaillant dans la briqueterie Trèfle, sise à Baraki, au Sud-Est d’Alger, ont été licenciés par leur employeur, un investisseur originaire des pays du Golfe «sans motif valable», apprend-t-on auprès des travailleurs.

La dernière vague de 25 travailleurs se sont vus signifiés leurs fins de fonction, dimanche matin, indique-t-on. Le nombre total des employés licenciés est de 40. « Nos contrats ont pris effet le 31 mars. Mais, on ne connaissait le contenu de ces documents que quelques jours avant. C’est mon cas. Je n’ai pris connaissance de mon contrat que 3  jours avant l’expiration des délais », a expliqué Brahim, 42 ans, employé depuis plus d’une année. Ce dernier a précisé que l’administration de l’usine n’a aucun justificatif. « Nous étions de bons travailleurs. L’entreprise, elle, marchait très bien », a-t-il dit. Le seul motif de ces licenciements est à chercher ailleurs. «Ils veulent nous remplacer par des travailleurs recrutés dans le cadre de l’ANEM. Ces derniers seront en parie payés par l’Etat», ajoute notre interlocuteur, père de 4 enfants.

Les travailleurs ont porté l’affaire devant l’Inspection de Travail. Nous n’avons pas pu rejoindre l’administration de l’entreprise. La briqueterie Trèfle a été rachetée par une entreprise qatarie il y a quelques années. Elle appartenait à l’Etat.

Essaïd Wakli