Moussa Benhamadi ne sait pas à quel saint se vouer. Après avoir donné plusieurs dates pour le lancement de la 3G, le ministre des technologies de l’Information et de la communication est presque à court d’arguments.

Pour expliquer le retard pris dans le lancement de la téléphonie de 3ème génération (3G), le ministre des Technologies de l’information et de la Communication, jette la pierre à son collègue, le ministre des Finances. « C’est le ministère des Finances qui est chargé du dossier de l’acquisition de Djezzy», dit-il tout simplement. Sauf qu’il y a à peine deux semaines, Benhamadi avait assuré que le lancement de la fameuse 3G allait intervenir dans «3 semaines». Théoriquement, donc, les Algériens auront leur 3G dans une semaine. Mais toutes les données démentent, chaque jour, les «assurances du ministre». Car, telle une arlésienne, cette téléphonie de 3ème génération ne veut toujours pas apparaître dans le ciel algérien, alors qu’on en parle depuis 2 ans.

Acculé de toute part, le ministre des TIC ne sait pas trop quoi dire à propos de la nouvelle Loi sur les Télécommunications. « Lisez bien : la loi renforce les prérogatives de l’ARPT », répond-il, alors que la présidente de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications, pense le contraire. Mais le ministre n’a pas répondu à un soupçon à peine voilé de «conflit d’intérêts». Deux choses sont certaines : il n’y aura pas de 3G la semaine prochaine et la loi présentée par le ministre va passer comme une lettre à la poste.

E. W.