Une tempête dans un verre d’eau. Le semblant de polémique qui a précédé l’arrivée de Jamel Debbouze est oublié. Pour ses deux premières représentations en Algérie, la star franco-marocaine a joué à guichet fermé jeudi à Oran et vendredi à Alger. Malgré un prix du ticket d’entrée relativement élevé.

Jamel Debbouze l’assure, il a donné ses deux premiers spectacles en Algérie pour « remplir les esprits et les cœurs, et non les poches ». Si ses fans ont déboursé jusqu’à 5 000 dinars, un manque de salles et de sponsors en Algérie sont en cause, estime-t-il. « Sachez, sans dénigrer l’Algérie, qu’on a vendu ce spectacle beaucoup moins cher que partout ailleurs […] Il y a les coûts de production que je ne connais pas et surtout la petitesse de la salle, on joue dans un chapiteau quand même ! », s’est justifié le comédien. Ce problème, son équipe y a déjà fait face au cours de sa tournée africaine, notamment au Sénégal, a-t-il précisé. « Les producteurs algériens ne sont pas suffisamment soutenus par les sponsors », a déploré Jamel Debbouze, avant d’adresser un message aux autorités : « Je viens jouer quand vous voulez, gratuitement, si c’est audible et si tout le monde en profite. »

Un visa d’entrée obtenu en 17 minutes !

Pour sa première en Algérie, les autorités algériennes lui ont réservé un accueil de star. Contrairement à l’information diffusée par Echorouk, Jamel Debbouze a obtenu très facilement son visa d’entrée. En « un temps record même », s’est félicité l’humoriste. « Je vous assure que je n’ai eu aucun problème à venir en Algérie, jamais ! J’ai obtenu le titre de séjour en un temps record, 17 minutes je crois », a-t-il lancé vendredi lors d’une conférence de presse à l’hôtel Hilton d’Alger, quelques heures avant de monter sur scène.

Avec un tel accueil, l’acteur franco-marocain pourrait envisager de se produire à nouveau en Algérie. D’autant qu’il semble avoir apprécié le voyage. « C’est comme une libération de venir jouer ici dans ces conditions professionnelles et artistiques », a-t-il déclaré, « j’ai le sentiment d’avoir gagné une bataille, celle de la liberté d’expression ».