L’instigateur de cette grosse affaire de production de films pornographiques impliquant des Algériennes mineures a finalement été condamné à 7 ans de prison ferme et une amende de 200 000 dinars, alors que le procureur avait requis 10 ans de prison ferme.

Le tribunal criminel près la cour de Annaba a rendu son verdict vendredi à l’issue du procès tenu à huis clos, de l’affaire de moeurs de Annaba. La justice a condamné hier Jean-Michel Baroche, un Français de 68 ans, cerveau de l’opération, à 7 ans de prison ferme assorti d’une  amende de 200 000 dinars. Ses complices ont également été condamnés à des peines de prison fermes. Une peine de six ans de prison ferme, assortie d’une amende de 200 000 dinars et une interdiction d’exercice de mandat électif pendant 10 ans, a été prononcée à l’encontre d’Abdelhak Saâdna, un ancien élu de la commune d’Annaba. Reda Boubaker, chauffeur et largement impliqué dans cette affaire a été condamné à une peine de six ans de prison ferme avec une amende de 200 000 dinars. Enfin, Fadila Amrane, fonctionnaire et Youcef Matmati, médecin gynécologue, qui avaient rendu des services aux auteurs de ce business, ont été respectivement condamnés à une année de prison ferme en plus d’une amende de 20.000 dinars.

Des peines moins sévères que prévues

Les peines de prison n’ont pas tout à fait répondu à la demande du procureur, qui avait requis la veille, des peines de 6 à 10 ans de prison ferme. Les accusés ont été jugés et reconnus coupables de « viol », et de « détournement de mineures de moins de 18 ans », pour « la production, la diffusion et la commercialisation de films pornographiques ». Et enfin de « de détention de drogue » et à « l’infraction à la législation des changes ».

Cette affaire qui s’était déroulée au mois d’avril 2012, a été dévoilée, lorsqu’une des victimes, a déposé plainte auprès des services de la Sûreté nationale. Elle expliquait qu’elle avait été abusée par un réseau mené par un ressortissant français, patron d’un pseudo agence de mannequinat. Pour mener à bien leur production de films pornographiques, Jean-Michel Baroche et ses complices n’avaient pas hésité à utiliser 10 jeunes Algériennes, dont 3 mineures pour leurs tournages. Droguées à coup de pilule, les jeunes filles étaient abusées sous l’œil d’une caméra mise en place par l’équipe peu scrupuleuse. Les films étaient ensuite montés et revendus en Algérie.

Malgré leurs témoignages et les preuves inculpant Baroche, ce dernier a nié les faits à la barre, rapporte le quotidien El Watan. «Je n’ai violé personne. Et si rapport sexuel il y a, c’est avec le plein consentement des jeunes filles. Cependant, je regrette de n’avoir pas pris en considération les traditions de la société algérienne», s’est défendu Jean-Michel Baroche.

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