Après des mois d’infinies batailles, l’Etat est sur le point de racheter le complexe sidérurgique d’El-Hadjar. Le représentant de l’Etat, à savoir le groupe Sider, va redevenir majoritaire dans ce qui fut le fleuron de l’industrie sidérurgique algérienne.

Avant d’en arriver là, l’Etat, à travers le ministère de l’industrie, a signé, aujourd’hui, un contrat d’investissements avec son partenaire indien, ArcelorMittal. "Un pré-accord a été signé hier entre le ministère de l’Industrie, représenté par le groupe Sider et ArcelorMittal Annaba pour porter la production à 2,5 millions de tonnes d’acier par an contre un million actuellement. Les investissements porteront sur la réalisation d’une aciérie électrique à réduction directe et la réhabilitation des Hauts fourneaux", précise M. Kouadria, ancien secrétaire général du syndicat d’ArcelorMittal Annaba, au site TSA.

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"Le prochain accord entre les deux parties portera sur une prise de participation majoritaire de l’État dans le capital d’ArcelorMittal Annaba, selon la règle 49/51", assure M. Kouadria, selon la même source. L’État détient actuellement, via le groupe public Sider, 30% du capital d’ArcelorMittal Annaba.

En février, des informations ont déjà circulé à propos du rachat par l’Etat du géant de sidérurgie. La direction du complexe avait démenti.

E. W.