Une femme a asséné sa mère de plusieurs coups mortels hier au nord-ouest de la wilaya de Sétif. Un geste insensé que les habitants de Draâ Gbila ont du mal à comprendre. 

L’auteur des coups fatals était pourtant une femme de 50 ans. Cette Algérienne qui n’avait rien d’une meurtrière a frappé violemment sa mère, une femme âgée de 76 ans hier à Draâ Gbila, au nord-ouest de Sétif. Les voisins ont entendu les cris de la vieille femme et se sont précipités au domicile de la victime avant de découvrir la mère gisant sans vie dans une mare de sang ; tandis que la fille tentait de prendre la fuite avec l’arme du crime, une matraque en bois, à la main. Les voisins ont alors alerté la Protection civile et les services sécuritaires. La vieille femme a été transférée à la morgue du CHU de Sétif et la fille a été placée sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur près le tribunal de Sétif.

L’autorité parentale a perdu de sa superbe

Ce terrible drame n’est malheureusement pas le premier, en Algérie, où les violences sur ascendants monopolisent de plus en plus la rubrique« faits divers » des médias algériens. Ces autres cas sont tout aussi effrayants que le drame de Sétif. A Ras El Oued en août 2012, un homme de 36 ans avait assassiné son propre père, âgé de 68 ans, après que ce dernier ait voulu le placer dans un centre psychiatrique suite à un avis d’un médecin spécialiste. Des affaires de ce genre sont légion en Algérie, au premier trimestre de l’année 2012, au moins 113 affaires de ce genre ont été recensées. Selon les enquêteurs, les enfants agissent  le plus souvent sous l’emprise de l’alcool, de la drogue ou sont victimes de troubles psychiques. Les wilayas les plus touchées par ces drames sont : Batna, Ain Temouchent et Oran.