La chaîne publique canadienne CBC vient de révéler l’identité de deux preneurs d’otages canadiens qui ont participé à l’attaque terroriste du 16 janvier 2013 à l’encontre du site gazier de Tiguentourine dans le sud de l’Algérie.

Les premières éléments de l’enquête menée suite à l’attaque terroriste du  janvier contre un site gazier situé à Tiguentourine, près d’In Aménas dans le sud de l’Algérie, avaient permis de découvrir que parmi ce groupe d’assaillants se trouvaient des Canadiens. La chaîne de télé CBC news apporte de nouvelles informations en révélant l’identité exacte des deux ressortissants canadiens qui avaient participé à cette prise d’otages.

Les deux hommes, ont été identifiés comme étant Xristos Katsiroubas et Ali Medlej. Le premier serait probablement l’un des preneurs d’otages décrit par les otages survivants comme un blond parlant couramment « l’anglais nord-américain ». Les Canadiens se seraient rendus à l’étranger l’an dernier, et d’après la chaîne canadienne, ils auraient pu être accompagnés de deux autres compatriotes qui auraient également été impliqués dans l’attaque terroriste. Mais ces derniers n’auraient pas été retrouvés, à l’inverse des deux Canadiens identifiés dont les corps ont été découverts à la suite des différents assauts menés par l’armée algérienne. D’après la chaîne CBS, il est fort « probable que Katsiroubas et Medlej se sont fait sauter intentionnellement » dans la grande explosion qui avait tué les dix derniers otages, lors du dernier assaut.

Des hommes surveillés par les renseignements canadiens

 

Les journalistes de la chaîne ont également découvert que les services de renseignements canadiens CSIS, se seraient déjà intéressés à ces personnages en 2007 et avaient interrogé leurs proches, et l’un d’entre eux avaient signalé à à la police qu’ils « traînaient avec des types bizarres ». Mais quelques années plus tard, lorsque les deux hommes choisissent de se rendre à l’étranger et d’intégrer le groupe de Mokhtar Belmokhtar, les services de renseignement ne poursuivent pas leur enquête sur Katsiroubas et Medlej. Ils ne la reprendront que deux mois après l’attaque terroriste précise la CBC news.  Le CSIS de son côté s’est refusé à toute déclaration, ne confirmant pas cette thèse.

La rédaction avec AFP