Dix-neuf femmes quêteuses de visas auprès du consulat de France à Annaba auraient été soumises à des chantages sexuels. L’enquête déclenchée par les gendarmes de la section de recherches d’Annaba a permis l’arrestation des membres d’une véritable association de malfaiteurs.

Un employé du consulat de France de cette ville, un autre de l’APC, une femme, ainsi que six autres personnes, ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire, suite à une plainte déposée par une des nombreuses victimes de ce chantage. Si les trois premiers semblent être les principaux  »acteurs », les six autres avaient eux aussi une mission et pas des moindres. Celle de monter des films vidéo et autres photos impudiques en utilisant les photos des femmes qui se présentaient au consulat de France d’Annaba pour faire une demande de visa.

L’ensemble des présumés coupables, présentés par devant la juridiction compétente, ont été écroués pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux, harcèlement et chantage. L’employé au niveau de l’APC d’Annaba a été placé sous mandat de dépôt, la femme sus-nommée sous contrôle judiciaire et les cinq autres ont bénéficié d’une citation directe.

Ainsi, ce genre d’affaires est devenu fréquent dans une ville qui ne s’est pas encore remise de son dernier scandale lié à l’affaire du sieur français Henri-Antoine Jean-Michel Baroche, principal accusé dans cette affaire de moeurs et qui a été condamné par le tribunal d’Annaba à sept ans de prison ferme.

Entres autres chefs d’inculpation, le mis en cause était poursuivi pour production de films pornographiques, viol sur mineures et usage de drogue dont ont été victimes une vingtaine de personnes.

La présente affaire vient rafraîchir les mémoires sur ce phénomène qui a tendance à s’accentuer. Les gendarmes enquêteurs de la section de recherches d’Annaba ont procédé à l’arrestation de cette bande à la suite d’une enquête ouverte il y a une dizaine de jours et aboutissant à l’inculpation de ces personnes dont le responsable technique à l’APC d’Annaba, un employé au consulat de France à Annaba et une femme.

Tout avait commencé quand une jeune femme s’était présentée à la section de recherches de la Gendarmerie nationale d’Annaba, pour déposer une plainte contre le responsable de l’APC, pour harcèlement et incitation à la débauche sous la menace de diffusion de séquences vidéo impudiques prises avec elle au moyen d’un téléphone portable.

Les investigations ont conduit à l’interpellation dudit responsable qui était en outre en possession d’un extrait de naissance et une fiche familiale de la victime falsifiés. Cette affaire replonge une nouvelle fois les habitants de la ville d’Annaba dans l’angoisse et suscite inquiétudes et interrogations sur les raisons de la propagation de ces fléaux aussi graves.

Lu sur Le Courrier d’Algérie 

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