« Que Dieu lui pardonne ! », c’est en ces termes que le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a réagi aux propos dangereux du secrétaire général du parti marocain l’Istiqlal, Hamid Chabat. Ce dernier a lancé une véritable déclaration de guerre à l’encontre de l’Algérie. 

Ce politicien marocain a même appelé à lancer une offensive militaire pour récupérer « les territoires de Béchar et Tindouf », des territoires « marocains occupés par l’armée algérienne » ! Cette déclaration outrancière n’a pas manqué de susciter une véritable vague d’indignation en Algérie où différents partis politiques ont vivement condamné cette déclaration de guerre qui témoigne d’une pensée politique « arriérée ». De leur côté, les autorités algériennes ont  dénoncé une  « nouvelle opération de manipulation » qui « illustre la nervosité de ceux qui veulent masquer leurs responsabilités dans la répression qui s’abat sur des citoyens sahraouis pacifiques », a affirmé à ce propos le prote-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, dans une déclaration à nos confrères de TSA.

 

Pour sa part, en prenant part à une conférence de presse conjointe à Rabat, des ministres des Affaires étrangères de l’Union du Maghreb arabe (UMA), Mourad Medelci a fait savoir qu’il n’est pas possible d’accepter ce genre de déclarations « émanant de certains de nos frères au Maroc ». Par ailleurs, Mourad Medelci a estimé que les questions territoriales qui opposent l’Algérie au Maroc sont « éculées et réglées depuis longtemps ». « La question du Sahara occidental ne doit pas être posée sur le plan bilatéral (Algérie-Maroc), puisqu’elle se trouve au niveau des Nations unies, et la dernière visite du ministre marocain des Affaires étrangères à Alger, il y a un an et demi, était basée sur cet accord », a-t-il encore souligné en rappelant en dernier lieu que « l’Algérie et le Maroc sont liés, dans leurs relations bilatérales, par les mêmes ambitions ».