Une personne a été tuée et trois autres blessées mardi à Alger dans les intempéries, qui ont causé des dégâts importants, notamment dans les quartiers populaires de la capitale.

Les Algériens n’oublieront jamais le mois de mai de cette année. De fortes chutes de pluies n’ont cessé de tomber toute la journée et jusque tard dans la nuit sur plusieurs wilayas du pays, notamment celle d’Alger. En panique, les habitants de la capitale ont eu droit, mardi soir, à des images d’apocalypse : routes inondées, glissement de terrain, effondrement d’une maison à Bab El Oued etc. Et ce malgré l’intervention de la Protection Civile, elle-même dépassée par la crue des Oueds des quartiers populaires de Béni Messous et El Hamiz en dépit de la mobilisation de pas moins de 2000 de ses éléments. Ces débordements ont bloqué plusieurs axes routiers. Sur la rocade sud de l’autoroute, qui relie Ben Aknoun à Ain Naadja, des milliers d’automobilistes ont été bloqués jusqu’à 23 H à cause de la montée des eaux. Même mésaventure à Ouled Fayet, où les routes étaient impraticables et les voitures immobilisées au milieu des eaux.

Selon l’officier Sofiane Bakhti, la Protection Civile a mené pas moins de 80 opérations à travers toute la wilaya d’Alger, notamment dans les arrondissements menacés par les inondations. Ainsi, au carrefour Triolet, Bab El Oued, où les flots d’eaux ont immobilisé des voitures et menacé les piétons, les agents de la Protection Civile ont tenté de pomper l’eau de pluie pour éviter une véritable catastrophe.

Malgré les efforts des pompiers et des agents de la police, une personne a perdu la vie dans les intempéries suite à l’effondrement d’un mur de clôture de l’hôpital de Beni Messous. Blessées, trois autres personnes ont été évacuées vers le même hôpital suite à  l’effondrement de deux baraques, au lieu dit « Sahel ».

 

Une soirée cauchemardesque  la protection civile imputent aux APC. Les bureaucrates et les élus locaux, ont failli à leur mission et n’ont guère pris au sérieux les BMS lancés par Météo Algérie. Ainsi, toutes canalisations d’eaux de pluies n’ont pas été nettoyées et demeuraient bouchées. Ce qui aurait pu provoquer de plus gros dégâts et emporter d’autres âmes.