Reporté en février dernier en raison de l’absence de cinq des accusés, le procès impliquant 13 personnes pour trafic d’enfants entre l’Algérie et l’Europe se tiendra lundi devant le tribunal criminel d’Alger.

Près de quatre ans après les faits, une affaire d’«enlèvement et le détournement» d’enfants algériens pour les envoyer en Europe connaîtra son issue demain. Actif depuis le début des années 1990  et démantelé en 2009, un réseau proposait contre rétribution à des couples européens, notamment français, d’acheter des nouveau-nés algériens abandonnés par leurs mères. A l’aide de fausses procurations, ce trafic est à l’origine de la disparition d’un nombre « indéterminé » d’enfants algériens en l’espace d’une vingtaine d’années, indique une source judiciaire.

Le principal accusé dans ce dossier criminel est un médecin généraliste, un certain H. K. Il se faisait passer pour un obstétricien propriétaire d’une clinique à Ain Taya et, avec l’aide de sa sœur, prenait en charge gratuitement des femmes enceintes célibataires jusqu’à ce qu’elles accouchent. Peu scrupuleux, H. K. exploitait également les fœtus avortés qu’il conservait dans un produit spécial afin de pouvoir les exporter vers l’étranger. L’instruction a été enclenchée après le décès d’une jeune fille au cours d’un avortement dans sa clinique.

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