Les premiers éléments de l’enquête sur les attentats à la bombe qui ont fait 43 morts, montrent que les agresseurs sont liés aux services de renseignement syriens, a déclaré le vice-Premier ministre turc.

C’est une série d’attaques terroristes qui a secoué la Turquiece samedi. Après un double attentat à la voiture piégée qui a fait au moins 43 morts et une centaine de blessés, une troisième explosion a eu lieu dans la ville turque de Reyhanli, proche de la Syrie.

La troisième déflagration est survenue dans un quartier de logements collectifs à plusieurs centaines de mètres du centre-ville, a affirmé la chaîne d’information NTV, ajoutant que de nombreuses équipes de pompiers, ambulanciers et forces de sécurité étaient en train de se rendre sur les lieux.

Les deux premiers attentats ont fait quelque 100 blessées dans l’explosion de deux voitures piégées, a déclaré le ministre turc de l’Intérieur, Muammer Güler, cité par l’agence de presse Anatolie. Les explosions se sont produites près des bâtiments municipaux de cette ville de la province de Hatay, dans le sud-est de la Turquie, avait écrit  un peu plus tôt l’agence de presse turque Dogan. « Nous allons mener l’enquête sur tout cela, nous allons tout éclaircir », a déclaré le ministre, dont une partie des propos à été retransmise par la chaîne d’information NTV.

Bachar al-Assad suspect

Les premiers éléments de l’enquête sur les attentats à la bombe montrent que les agresseurs sont liés aux services de renseignement syriens, estime le vice-Premier ministre turc, selon la chaîne NTV. Mais rien de surprenant dans cette déclaration. Avant même les résultats de cette enquête, les regards se tournaient déjà vers le voisin syrien : le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement turc, Bülent Arinç, a estimé que le régime syrien et le président Bachar al-Assad faisaient figure de suspects. Avec leurs services de renseignement et leurs groupes armés, ils font certainement figure de suspects habituels pour la mise en oeuvre et davantage encore pour l’instigation d’un plan aussi démoniaque », a déclaré M. Arinç sur la chaîne NTV, soulignant toutefois que l’enquête n’en était qu’à son début.

Des attentats condamnés sur la scène internationale

François Hollande a condamné « avec la plus grande fermeté » les attentats survenus samedi à Reyhanli a indiqué l’Élysée dans un communiqué. « Dans ces circonstances tragiques, le Chef de l’État exprime, au nom de la France, sa solidarité avec le peuple et les autorités turcs ». Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait également condamné ces attentats un peu auparavant.

Les Etats-Unis ont, eux, réagi par la voix de leur ambassadeur en Turquie, Francis Ricciardone. « Les Etats-Unis condamnent fermement l’attaque brutale d’aujourd’hui et se tiennent aux côtés du peuple et du gouvernement turcs pour en identifier les auteurs et les traduire en justice », indique le diplomate dans un communiqué. L’Algérie a elle aussi condamné avec « la plus grande force » les attentats. « Rien ne saurait justifier de tels actes », a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères.

Par ailleurs, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon « condamne tous les actes de terrorisme et réaffirme que rien ne justifie jamais que l’on s’en prenne aux civils ». « Il espère que les coupables seront rapidement identifiés et traduits en justice », a ajouté le porte-parole. Peu de temps après, Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a lui aussi regretté ces « nouvelles horribles ».

Lu sur Tf1