Le Français Rachid Nekkaz, vient de se déclarer candidat aux élections présidentielles de 2014 en Algérie. Candidat à plusieurs élections françaises et défenseur des femmes portant le niqab, cet homme d’affaires français d’origine algérienne n’en est pas à son premier coup d’éclat. 

Auparavant, Rachid Nekkaz a essayé de se placer sur l’échiquier politique français. En 2006, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle française de 2007. Ne parvenant pas à obtenir les 500 parrainages requis, il est contraint de se retirer de la course. Mais le “parti Rachid Nekkaz” se présente tout de même aux législatives françaises de 2007. Il ne récolte que 0,56% des voix dans la 7e circonscription de Seine St-Denis dans laquelle il s’est présenté. En 2008, c’est sous l’étendard du nouveau nom donné à son parti (le Rassemblement Socio-Démocrate) qu’il se présente aux municipales dans la ville d’Orly, où il obtient 5,15% des suffrages. Il rejoint les rangs du parti socialiste français (PS) en 2009 mais ne parvient pas à participer à la primaire socialiste de 2011 en vu de l’élection présidentielle de 2012.

Rachid Nekkaz, porte-parole de l’association “Touche pas à ma constitution”, s’est également fait connaitre sur la scène médiatique à l’aide de ses actions en faveur des femmes portant le niqab en France et en Belgique. En 2010, à la suite de la loi votée en France interdisant le port du voile intégral dans l’espace public, il s’est engagé à payer les amendes de toutes les femmes verbalisées pour cette raison, en créant un fonds d’un milliard d’euros. Le 26 février 2013, Rachid Nekkaz a payé sa 600 euros d’amende en déclarant : « c’est ma 600 euros sur toute la France et la Belgique, mais c’est loin d’être fini ».

Concernant enfin son projet politique en Algérie, Rachid Nekkaz a fait savoir qu’il s’engagera à lutter contre la corruption qui mine l’économie algérienne, à développer l’emploi pour les jeunes accablés par le chômage massif et promet de procéder à la réouverture des frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc qui représente, selon lui,  un déficit de 3 points de croissance.