Qui aurait pensé que l’Algérie pourrait être meneuse d’initiative écologique et environnementale ? En tout cas c’est l’ambition affichée du groupe Unilever, présent sur tout le continent africain. La multinationale britannique a opté pour une économie durable et responsable dans son usine à Oran.

La pensée environnementale est-elle en adéquation avec le commerce ? Pour le groupe Unilever c’est une évidence et même une « philosophie ». Il a décidé de tordre le cou aux idées reçues, et a prouvé durant l’année 2012 que commercialiser pouvait rimer avec économiser. Jeudi 23 mars, Unilever a présenté à travers une visite de son usine à Oran toutes les initiatives qu’elle a menées pour justement intégrer ce système d’économie durable. James Todd, le PDG d’Unilever Maghreb, en la présence de l’Ambassadeur de Grande Bretagne Martyn Roper et du Wali d’Oran, a détaillé toutes les réalisations d’Unilever durant l’année 2012 ainsi que les objectifs du groupe. Dans un parcours pédagogique à travers l’usine de production d’Oran, à Hassi Ameur, où plus de 800 personnes travaillent, le PDG a expliqué comment toute une unité de production avec de nombreux employés pouvait accomplir des gestes utiles pour l’environnement et l’économie d’un groupe.

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« En Algérie, l’objectif est d’atteindre un taux de zéro rejet d’eau industrielle vers l’extérieur et  de réduire la consommation en eau ainsi que les émissions de CO2 », précise la direction d’Unilever.  Et il semble sur la bonne voie, du moins, le groupe britannique fait tout pour réaliser cet objectif. Réduction d’émission de CO2, compactage, recyclage… Les mesures sont nombreuses et n’ont pas d’impact sur la productivité bien au contraire.

Durant la visite de l’usine, tout le personnel s’est appliqué à expliquer le genre de mesures que l’usine a mis en place l’an dernier. Elles ont un impact considérable sur toute l’activité du groupe. Par exemple, Unilever compte adopter dès le mois de juin 2013 « un nouveau système d’entreposage des produits, différent des systèmes conventionnels que nous pouvons trouver dans les autres industries. En termes d’impact environnemental ce nouveau système nous permettra de réaliser une réduction à 0 des émissions de CO2 produites par les chariots diesel grâce à l’utilisation des chariots électriques et à l’utilisation de l’énergie électrique », a précisé James Todd durant la visite.

La pensée d’Unilever, un modèle à suivre ?

La présence d’Unilever depuis 2002 a permis d’intégrer des marques telles que Omo, Rexona, Axe ou Dove dans le paysage algérien des produits de la vie quotidienne. En quelques années, elles sont devenues des références dans le quotidien des Algériens. Le groupe est donc armé pour devenir leader en matière d’économie durable. Un challenge indispensable en 2013, que toutes les grandes entreprises dans le monde tentent de relever. Ces méthodes sont petit à petit envisagées par certaines sociétés, mais le géant britannique est le premier à en faire autant la promotion. En 2012, la priorité d’Unilever a été la pensée globale, pour se prémunir de la crise économique et environnementale. D’après le PDG d’Unilever Maghreb, les résultats du groupe prouvent que cette nouvelle méthode est utile. James Todd revient sur les avantages d’un tel dispositif.

Comme l’évoquait James Todd dans l’interview vidéo, certaines actions ont permis de faire des économies importantes, un simple changement de pratique peut parfois permettre d’économiser des milliers de dinars. Des sommes d’argent réinvesties directement dans l’activité de l’usine, en plus de l’investissement annuel d’Unilever dans son usine de Hassi Ameur qui, en 2012 était de 1.254.000 Euros en Algérie, d’après le groupe. Un bienfait pour Oran et sa région, qui vit une mutation à un rythme impressionnant. En tout cas, Unilever dont la croissance ne cesse de s’envoler en Algérie, et qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires global atteignant 51 milliards d’Euros a encore plein de projets pour l’Algérie. Comme partout dans le monde « nous avons un business fructueux en Algérie. Nous avons réalisé une croissance de 17% de notre chiffre d’affaires en 2012 et nous avons encore des plans ambitieux pour croître notre business », promet Unilever qui veut initier un nouveau modèle de croissance, basé sur la protection de l’environnement, du développement durable.