L’Algérie est-elle en train de vivre au dessus de ses moyens ? Ou, pour être plus précis, les autorités politiques du pays ne se trompent-elles pas en optant pour une logique dépensière, alors que les chiffres financiers du pays plaident pour une politique plus vigilante ?

A l’occasion de la présentation du rapport trimestriel sur la situation financière du pays, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, a indiqué que les recettes des hydrocarbures, durant le premier trimestre de l’année en cours, ont baissés de près de trois milliards de dollars, par rapport à la même période de l’année dernière. Il y a eu 17,53 milliards de dollars lors des trois premiers mois de l’année 2013, contre 20,37 milliards en 2012. Selon Laksaci, les quantités exportées ont reculé de 8,86%. La raison principale est la situation difficile que vivent les économies de plusieurs pays clients de l’Algérie. Ajoutant à cela une baisse des prix de près de 5,70 %. Ce qui a eu un impact direct sur la balance commerciale du pays.

D‘autant plus que, face à cette logique baissière des exportations, les importations, elles, connaissent toujours une hausse. La chose est encore pire en ce qui est des exportations hors hydrocarbures. Leur valeur est de 319 millions de dollars seulement durant ce premier trimestre de l’année 2013. «Cette situation n’est pas soutenable d’autant qu’elle présente une vulnérabilité pour la balance des paiements», a mis en garde le gouverneur de la Banque d’Algérie.

En somme, la balance des paiements a baissé, durant ce premier trimestre à 846 millions de dollars, alors qu’elle était de 4,1 milliards durant la même période de l’année d’avant. Si l’on croit ces chiffres, il est clair que les financiers du pays préconiseront de la prudence en ce qui est de la gestion de l’argent. Au lieu de ça, le Premier ministre, à chacune de ses sorties, distribue des «programmes de développements».

Elyas Nour