La journaliste algérienne qui travaille à Al Jazeera, Khadidja Benguena, ne cesse, ces dernières années, de faire parler d’elle. Dans un classement des «100 femmes arabes les plus influentes en 2013», le site «Arabian Business» l’a place à la 68ème position.

Ayant débuté sa carrière à la télévision algérienne en 1986, elle rejoint la chaîne qatarie en 1996. En l’espace de quelques années seulement, elle a réussi à s’imposer d’une manière extraordinaire au sein de ce média très controversé. En 2007, le magazine américain Forbes l’a met sur la liste des dix femmes arabes les plus influentes. Arabian Business, qui, faut-il le préciser, ne donne pas de détails quant aux critères de classements, comme d’ailleurs ça a été signalé dans un article paru sur le site SlateAfrique, a fait ressortir, dans son classement, que les dix premières femmes les plus influentes sont issus des pays du golfe. Celle qui est en tête n’est autre que la Ministre du commerce extérieur des Emirats arabe unis, Sheikha Lubna Al Qasimi. En d’autres termes, Benguena est l’une des femmes arabes les plus en vue.

Il est sans rappeler qu’une grande polémique, mettant en cause, la journaliste, a éclaté au mois de février dernier. Sur un plateau d’une chaîne française, Mezri Haddad, ambassadeur de Tunisie à l’Unesco sous le régime de Benali, ayant toujours défendu la thèse selon laquelle les «révoltes arabes», notamment la «révolution des Jasmins», sont un complot fomenté par la Qatar, entre autre, s’en est violemment pris à Benguena, l’accusant d’antisémitisme. Celui-ci a affirmé que la journaliste algérienne a fait l’éloge de Hitler en évoquant sur son profil «Facebook» son «humanité». L’info a vite été reprise par plusieurs médias qui se sont mis à dénoncer la journaliste vedette d’Al Jazeera. Néanmoins, cette dernière, dans un communiqué, a décidé de déposer une plainte contre l’ancien allié de Benali, pour diffamation, en indiquant que le profil en question est un «faux».

Elyas Nour