Cybercriminalité en Algérie : plus d’insultes que de piratages

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Les insultes et les atteintes à la vie privée à travers l’Internet ainsi que les menaces contre les personnes constituent un taux de 60% des 24 affaires relatives à la cybercriminalité, traitées lors du premier semestre de l’année en cours. C’est ce qu’a indiqué, jeudi, à l’APS, le lieutenant colonel, Abdelhamid Kerroud, chef de la cellule de communication du commandement de la Gendarmerie nationale en marge d’une conférence sur le thème «la criminalité dans les cybers espace et les moyens de prévention en Algérie».

Bien que relativement faible, le chiffre est en hausse par rapport aux années précédentes où il n’y a eu que 28 affaires liées à la cybercriminalité sur toute l’année 2012 et seulement 22 en 2011. Alors que juste pour le premier semestre 2013, le nombre d’affaires est déjà de 24.

Mais cela n’inquiète pas, pour l’instant, les spécialistes car 60% de ces affaires sont liées à l’envoi de messages, selon ce qu’a indiqué la Gendarmerie. On est donc loin de la piraterie des comptes postaux et bancaires. Il y a quelques jours, un expert en sécurité informatique, en l’occurrence Younes Grar, avait indiqué lors d’un symposium international sur la cybercriminalité organisé par le World Trade Center Algérie que le risque des cyber-attaques en Algérie était «minime».

Et cela est dû, selon lui, au fait que les services électroniques (e-commerce, e-santé et e-administration) sont encore quasiment inexistants. «Nos entreprises ne sont pas encore orientées vers les transactions et autres services électroniques, mais ceci ne doit pas nous empêcher de se doter d’outils pour se protéger contre la cybercriminalité, une fois ces technologies introduites, car il s’agit d’un phénomène inévitable», avait indiqué l’expert en sécurité informatique. Les statistiques de la Gendarmerie vont dans ce sens également. Pour l’instant, les «cybercriminels» algériens usent en général d’Internet pour être «indélicats».

Elyas Nour