Un article du Magazine américain Bloomberg Businessweek publié, fin mai vient remettre en question l'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental. Un nouveau volet qui rajoute une polémique dans l'épineux dossier de cette région du sud. 

Les lois internationales concernant l'exploitation de l'eau et la terre du Sahara Occidental seraient constamment violées par le Maroc. C'est en résumé ce qu'avance un article du magazine américain, intitulé  "Investissement marocain au Sahara Occidental au milieu de tensions montantes" qui rappelle que le Maroc dans "l’ignorance des lois internationales, exploite les ressources naturelles terrestres et maritimes du Sahara occidental".

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Exploitation illégale

En effet, d'après la législation internationale gérant la délimitation des territoires et leur gestion, il est stipulé que "l’extraction des ressources naturelles par un pays occupant ne peut se faire qu’avec le consentement et pour le bénéfice de la population locale", précise le journaliste de Bloomberg Businessweek. Et d'ajouter, "ce qui est loin d’être le cas au Sahara Occidental", car les Sahraouis sont contre cette intervention du Maroc. Le magazine affirme même que "des témoignages d’habitants locaux démontrent clairement que le gouvernement marocain ne respecte aucune de ces lois, affichant même une indifférence totale à leur égard". Une ONG britannique, Western Sahara Campaign, a également fait état d'une utilisation illégale de ces ressources dans sa dernière publication "Analysis"  qui revient sur la situation des droits de l’homme au Sahara occidental.

Indépendance

Les Sahraouis qui se plaignent déjà d'un traitement injuste de la part des autorités marocaines maintiennent leur envie d'indépendance, une version confirmé dans l'article du magazine américain, par le membre du Comité Sahraoui de soutien au plan de règlement des Nations Unies et pour la protection des ressources naturelles, Dalil Lahcen. Les instances internationales défendent également la position de la population du Sahara Occidental.  La présidente de la Commission de l'Union africaine  (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a récemment appelé à la fin des pressions sur ce peuple. Quant aux "Nations Unies [elles] ne reconnaissent pas la position marocaine disant que le Sahara occidental, appartient, historiquement, au royaume et qu’une pression est actuellement exercée sur lui", rappelle l'article de Bloomberg Businessweek.

La rédaction avec APS