plage algérie

La plage devient de plus en plus un luxe en Algérie. Une cité interdite réservée aux plus privilégiées. Non, cet alarmisme n’est guère exagéré. Les plages algériennes se privatisent petit à petit et les citoyens sont à chaque fois rackettés par des exploitants qui font fi de la réglementation en vigueur.

Et pourtant, la loi algérienne est claire à ce sujet : l’accès à la plage est gratuit. Seule la prestation de services est payante. Malheureusement, sur le terrain, l’estivant doit presque tout payer ! Du stationnement jusqu’à la baignade, c’est un circuit autour duquel il ne cesse de dépenser. Et en contrepartie, il n’a pratiquement aucune prestation de service digne de ce nom. Pis encore, il est souvent harcelé et inquiété par des bandes de racketteurs indélicats. Quant à la propreté et la protection de l’environnement, ces préoccupations n’ont guère voix au chapitre. La situation est devenue intenable au point où des associations et des collectifs citoyens sont montés au créneau pour clamer leur colère.

En effet, à Oran, le 11 juin dernier, les représentants des associations «Green Peace d’Oran», «les Scouts musulmans algériens», le «Croissant-Rouge algérien (CRA)», «Horizon bleu» et “Les écolos des Andalouses” ont tenu un rassemblement pour dénoncer la décision de la direction du complexe des Andalouses qui a fixé l’accès à la plage à 400 DA, «une décision contraire aux instructions des autorités locales», se sont-elles écriées. Et la colère de la société civile ne se limite pas à Oran car un peu partout à travers l’Algérie, le même constat amer a été dressé. La plage, un espace public en voie de disparition en Algérie. C’est contre cette réalité que de nombreux Algériens se mobilisent aujourd’hui…