L’Algérie est-elle à l’abri d’un coup d’Etat dans cette conjoncture politique particulière ? Apparemment oui, si l’on en croit Chafik Mesbah,  ancien officier du DRS. « De nombreux chefs militaires actuels ont mené une carrière exemplaire et disposent d’un niveau d’instruction appréciable. La plupart ne veulent pas céder aux démons de la politique », a-t-il expliqué lors de son intervention au forum organisé par le quotidien Liberté. 

« Très à l’écoute de la population, ils ont compris que l’ère des coups d’État est désormais révolue », a assuré cet interlocuteur présenté comme étant une personne généralement bien informée sur ce qui se passe dans les coulisses du sérail algérien.  Ainsi, d’après Chafik Mesbah, l’armée algérienne a connu ces dernières années « une certaine évolution, notamment par le rajeunissement de ses cadres et un découplage de l’état-major avec le DRS ». Concernant le DRS, le service de renseignements algérien,  Chafik Mesbah a estime que lui aussi se réformera un jour ou l’autre. D’ailleurs, le général Toufik, le chef historique du DRS, partira bel et bien prochainement, croit savoir Chafik Mesbah.

« Le général Toufik a été longtemps mon chef. Je me suis souvent opposé à lui mais je n’ai jamais eu à le prendre à défaut sur son intégrité. Il est d’ailleurs très exigeant vis-à-vis des membres de sa famille au sujet de cette question », a révélé l’ancien officier du DRS lequel a émis le souhait de voir son ancien chef quitter le pouvoir par la grande porte, à l’image d’un Youri Andropov, ancien patron du KGB qui sera plus tard à l’origine de la « perestroïka ».