Une délégation du Federal Bureau of Investigation (FBI) est arrivée, en fin de semaine à Alger, dans le cadre de la coopération judiciaire entre l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique et, également, dans le cadre de l’enquête américaine sur l’assassinat, en octobre 2012, de l’ambassadeur des Etats-Unis à Benghazi (Libye), J. Christopher Stevens, et de trois autres fonctionnaires de l’ambassade, avons-nous appris de source judiciaire sûre.

La délégation d’enquêteurs du FBI s’est rendue, mercredi dernier, au siège de la cour d’Alger et a rencontré des magistrats algériens chargés de l’instruction judiciaire sur l’affaire de l’attaque terroriste contre le site gazier d’In Amenas, ajoute notre source.

L’intérêt porté par les Américains à la justice algérienne dans le cadre de l’enquête de l’assassinat de l’ambassadeur et de trois autres fonctionnaires de l’ambassade des Etats-Unis dans une attaque terroriste commise contre le siège du consulat américain à Benghazi, en Libye, est expliqué par le fait que les terroristes, auteurs de l’attaque contre le site gazier de Tiguentourine, à In Amenas, appartiendraient au même groupe que celui qui a perpétré l’assassinat des diplomates américains en Libye, selon notre source.

Les investigateurs du FBI seront, durant leur séjour en Algérie, informés du contenu des auditions, par les services de sécurité et la justice algériens, des terroristes comptant parmi les auteurs de l’attaque du site gazier de Tiguentourine, en janvier 2013, arrêtés au terme de l’assaut donné par les forces spéciales de l’Armée nationale populaire (ANP) contre les assaillants.

Les enquêteurs du Federal Bureau of Investigation rencontreront, fort probablement, les terroristes arrêtés en vue de leur audition en présence de magistrats algériens. Les auditions concerneraient l’attentat terroriste qui a coûté la vie à J. Christopher Stevens et à trois autres diplomates américains.

Quatre des 32 terroristes, de 8 nationalités, dont trois Algériens, auteurs de l’attaque contre le site gazier de Tiguentourine, ont été arrêtés par les forces spéciales de l’ANP qui ont éliminé le reste du groupe au cours de l’assaut donné pour la libération des otages.

Pour rappel, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait annoncé, peu de temps après l’assaut mené par les forces spéciales de l’ANP, que les terroristes étaient au nombre de 32. «Il y avait 11 Tunisiens, 1 Mauritanien, 2 Nigériens, des Canadiens d’origine arabe, des Maliens et des Egyptiens», avait déclaré Abdelmalek Sellal, ajoutant que «l’opération était planifiée depuis plus de deux mois».

Le Premier ministre avait indiqué que le groupe terroriste auteur de cette attaque, dirigé par l’Algérien Mohamed Lamine Boucheneb, épaulé par Abou Bakr El Misri, «appartient à Belmokhtar» et que ces terroristes «ont longé les frontières algéro-maliennes, puis algéro-nigériennes et poursuivi sur la ligne algéro-libyenne pour arriver au site gazier», rappelle-t-on.

Selon le Premier ministre, ces terroristes avaient, rappelle-t-on encore, deux objectifs : le premier était de prendre des otages, pour demander éventuellement des rançons, et le deuxième de faire exploser le complexe tout entier. L’attaque terroriste avait ciblé le site gazier de Tiguentourine et la base vie, située à 5 km de ce site, gérés par Sonatrach, British Petroleum (BP) et Statoil.

Lu sur Le Temps d’Algérie

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