La «Maison Christie’s» a procédé, le 20 juin dernier, à la vente aux enchères de tableaux de l’orientaliste qui a vécu en Algérie, Etienne Dinet (1861-1929). Même si ça na pas été précisé, il parait que le lot mis en vente appartient à l’homme d’affaire algérien, Djillali Mehri, qui collectionne les tableaux de ce peintre français, converti à l’Islam, après s’être installé à Bou Saada.

La majorité des tableaux de Dinet Nasreddine (il porta par la suite ce prénom) sont une reproduction de la vie des gens du Sud algérien. Depuis l’annonce de cette vente aux enchères, certains médias, se sont offusqués de ce qu’ils considèrent être une «passivité» des autorités algériennes qui, selon eux, laissent filer facilement un pan entier de la culture algérienne. C’est le cas notamment du quotidien arabophone El Fedjr qui signale qu’il est anormal que ces tableaux aient pu quitter le territoire national sans que qui que se soit ne s’en aperçoive. Il faut dire qu’étant donné que ces tableaux sont la propriété de Djillali Mehri, ce dernier a tout à fait le droit de les mettre en vente, comme ça se fait partout dans le monde. Et si celui-ci les a acquis à un prix symbolique, jadis, et les revend aujourd’hui à un prix cher, il faut dire que cela n’est pas propre aux tableaux de Dinet et à l’homme d’affaire algérien.

Maintenant, si les responsables du Ministère de la culture veulent que le pays collectionne les tableaux d’Etienne Dinet, ils n’avaient qu’à entreprendre des démarches auprès des propriétaires de ces œuvres afin, éventuellement, de les racheter. En tous cas, ce n’est pas la première fois que Mehri met en vente des tableaux de cet artiste. Plusieurs opérations similaires ont eu lieu en France auparavant.

Elyas Nour

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