Production d’alcool : Les Algériens ne veulent plus mettre la main à la pâte

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Les producteurs algériens de boissons alcoolisées seront obligés d’ «importer» de la main d’œuvre étrangère pour faire fonctionner leurs usines. C’est ce qu’a indiqué, hier, Slim Otmani, Président du Conseil d’administration de l’entreprise nouvellement cotée en bourse, NCA Rouiba, lors d’une rencontre autour du secteur des boissons en Algérie, dont les propos ont été rapportés par le quotidien arabophone El Khabar.

Tout en dénonçant l’hypocrisie ambiante, celui-ci signale que, si les choses continuent à évoluer de la sorte, l’Algérie sera, dans un avenir proche, dans la même situation que l’Iran, où toute industrie relative au secteur des boissons alcoolisées, nécessite l’importation des employés. Selon lui, les Algériens sont de plus en plus enclin à refuser des postes d’emploi dans les usines de boissons alcoolisées pour des motifs religieux. Et ceux qui acceptent d’y être embauchés, parce qu’ils n’ont pas trouver d’autres emplois, quittent les lieux, à la première occasion qui se présent à eux. Otmani fait remarquer que ce secteur est en net recul.

Mais les choses ne s’arrêtent pas là. Celui-ci a évoqué également l’industrie du recyclage, qui souffre actuellement de ces mentalités. Les jeunes ne veulent pas ramasser les bouteilles de boissons alcoolisées, toujours, sous prétexte que c’est illicite. En somme, c’est tout un secteur qui est en danger, si jamais l’Etat n’intervient pas pour y remédier. Il est vrai que les citoyens sont libres d’avoir les convictions qu’ils veulent, mais les autorités du pays ont tendance, ces dernières années, à céder à la pression exercée par les islamistes sur ce secteur, notamment en ce qui est de la fermeture des débits de boissons.

Elyas Nour