Après l’avoir cédé en 2001 à l’indien Ispat, actuellement connu sous le nom d’ArcelorMittal, l’Etat algérien, à travers l’entreprise publique Sider, propriétaire initial de l’usine, compte reprendre le fleuron de la sidérurgie nationale El Hadjar. C’est ce qu’a annoncé, aujourd’hui, l’ancien secrétaire général du syndicat d’entreprise, Smain Kouadria, dans une déclaration faite à l’agence AFP.

Selon lui, le «rachat» va être conclut dans les tous prochains jours. Celui-ci a indiqué qu’une feuille de route a été élaborée à cet effet. Selon le document, Sider, qui était minoritaire dans l’usine, face à ArcelorMittal, majoritaire, va augmenter le nombre de ses actions jusqu’à un taux de 51 %. Et cela se fera par un apport financier conséquent nécessaire pour le plan de développement de l’entreprise pour la période 2013 – 2017. «Cette semaine, les deux parties ont renégocié pour porter la participation de Sider à 120 millions de dollars et celle d’Arcelor à 100 millions de dollars et arriver ainsi à 51/49% avec la majorité pour la partie algérienne», a déclaré le syndicaliste.

L’affaire «El Hadjar» ne cesse de provoquer des polémiques. Il y a quelques jours, une «source proche du dossier» a affirmé à l’agence officielle APS que la Banque extérieure d’Algérie n’est pas en négociation avec le géant de l’acier pour un prêt bancaire d’une valeur de 700 millions de dollars, une somme nécessaire pour le financement du plan de développement pour la période 2014 – 2017 de l’usine d’El Hadjar à Annaba. Cette «source» a tenu à démentir les informations qui ont circulées ces derniers temps à propos d’un éventuel prêt qu’aurait consenti la banque à offrir à ArcelorMittal Annaba. En fin de compte, l’option envisagée est que l’Etat ne financera ce plan de développement qu’en reprenant l’usine. Et l’on se dirige tous droit vers ça.

Elyas Nour

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