L’option Liamine Zeroual, pour remplacer Bouteflika, hospitalisé en France depuis le 27 avril dernier, même pour une période de transition comme le suggère l’ancien officier des services Mohamed Chafik Mesbah, est-elle sérieuse ?  

Dans un article, rédigé apparemment à partir d’Alger, le site Internet d’Al Jazeera, se basant sur une source militaire, affirme que l’ancien président de la République, a reçu, chez lui, à Batna, une «délégation d’officiers de l’armée» et que ces derniers lui ont signifié qu’il était «l’homme de la situation». Cette «source» indique, par ailleurs, que même si Zeroual n’a pas exprimé ouvertement sa position vis-à-vis de la question, néanmoins, il a déclaré qu’il «n’a cessé de rester au service du pays» depuis qu’il a quitté la présidence. Le site rappelle, à cet effet, que cette option est partagée aussi par des civils, puisqu’au lendemain de l’hospitalisation de Bouteflika, des membres de la «famille révolutionnaire» ont rendu une visite à l’ancien chef de l’Etat.

C’était le cas également, ajoute la même source, de l’ancien chef de gouvernement Reda Malek, même si la visite de ce dernier revêt un caractère familial puisqu’il s’est déplacé chez Zeroual en compagnie de membres de sa famille. L’auteur de l’article a, par ailleurs, donné la parole à l’enseignant en sciences de l’information et de la communication, Abdel El Ali Rezagui. Celui-ci estime que parmi tous les noms qui circulent ces derniers temps, seuls ceux de l’ancien secrétaire général du FLN, et ancien premier ministre, Abdelaziz Belkhadem et Ali Benflis font le poids. Seulement, selon lui, c’est le pouvoir réel va opter pour Abdelmalek Sellal, afin de garantir une certaine stabilité. Pour Rezagui, Sellal fera face, au second tour, à Belkhadem ou Benflis. Il semble clair que l’après-Bouteflika a d’ores et déjà commencé. Certains s’efforcent de faire apparaître l’option Zeroual comme inéluctable. Vrai ou faux, en tout cas les choses se clarifieront dans les quelques prochains mois, au fur et à mesure que l’échéance approche. A moins que l’on aille vers une présidentielle anticipée.

 Elyas Nour

Notez cet article