Un nouveau cas de journaliste agressé par un député au sein de l’APN

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Les journalistes sont « persona non grata » ces derniers temps à l’APN. Le syndicat des journalistes (SNJ) recense encore un cas d’agression à l’égard d’un journaliste alors qu’il assurait une couverture médiatique.

Des insultes vulgaires en pleine assemblée, cette scène en a surpris plus d’un alors que l’APN accueillait le Premier ministre turc lors de sa visite officielle. Un reporter photographe de l’Agence France Presse (AFP), Farouk Batiche, alors qu’il assurait la couverture du discours du chef du gouvernement turc, a été pris à partie par un député, dérangé par la présence de la presse. « Il m’a insulté de manière très vulgaire, je ne pourrais pas vous répéter ses insultes. Apparemment il ne supportait pas que la presse soit là. Je lui ai pourtant expliqué que je faisais simplement mon travail, mais il m’a traité de tous les noms. L’assemblée était choquée et d’ailleurs des députés sont intervenus », raconte le journaliste agressé. L’altercation s’est limitée aux mots mais cette scène a été très mal perçue par les personnes présentes lors de l’évènement.

Les rapports entre journalistes et députés inquiètent le Syndicat National des Journalistes (SNJ), car c’est le deuxième cas de violence à l’égard d’un membre de la presse. Le 30 mai dernier, le SNJ déplorait une autre agression au sein même de l’hémicycle d’une journaliste d’Ennahar. Cette fois-ci il s’agissait d’une agression physique et verbale, et la reportrice avait été interdite d’accès à l’APN suite à l’évènement. Faut-il s’inquiéter pour le travail de ces journalistes ? « Plusieurs journalistes et autres personnes souhaitent la mise en place d’une pétition », explique Farouk Batiche, pour que ce genre d’incident ne se reproduise pas.