commerce algérie

La valeur globale des ventes non facturées, durant les dix premiers jours du mois de Ramadhan, du 10 au 19 juillet, a dépassée les 519,44 millions de dinars (près de 52 milliards de centimes), selon un chiffre rendu public par les services du Ministère du commerce.

Le montant des ventes non facturées, par rapport à la même période de l’année dernière (les 10 premiers jours du Ramadhan 2012) connaît une hausse de 71,42%. Cette hausse signifie qu’il y a de plus en plus de transactions non facturées. Par ailleurs, la valeur des marchandises saisies a dépassé les 23,30 millions de dinars (2,3 milliards de centimes).

Un chiffre, quoi qu’en hausse par rapport à l’année dernière, dérisoire au regard du total des marchandises non facturées. Les services du Ministère de commerce indiquent que les opérations de contrôles ont permis la saisie de «57,5 tonnes de marchandises non conformes ou impropres à la consommation et la fermeture administrative de 233 locaux commerciaux». Et le plus grand nombre de ces infractions (49%) est lié au manque d’hygiène. Par ailleurs, ce département ministériel signale que les services de contrôle et de répression des fraudes ont effectué durant cette période (du 10 au 19 juillet) 59 321 interventions à travers tout le territoire national.

Chose qui leur a permis d’enregistrer 13 316 infractions à la réglementation. Ces dernières concernent, en grande partie, l’absence d’affichage des prix, avec un taux de 49% (près de la moitié). Il y a également un nombre de commerçants qui ont refusé d’être contrôlés (13%), ce qui, bien évidemment, constitue aussi une infraction à la réglementation. En somme, une bonne partie du commerce nationale s’effectue en dehors de tout cadre réglementaire. D’où la difficulté de réguler le marché. Et c’est, bien sûr, le consommateur qui paye le prix de cette situation.

Elyas Nour