Après des débordements et des cas de fraudes en Algérie durant l’épreuve de philosophie du baccalauréat, les autorités ont créé la mention «a triché» qui apparaît lors des résultats.

En Algérie, début juin, l’épreuve de philosophie avait été marquée par des débordements, parfois violents. Après avoir pris connaissance des sujets d’examen, certains élèves de la filière lettre et philosophie, s’étaient insurgés car ces les thèmes «n’étaient pas au programme». L’indignation était telle que parmi ces révoltés, certains ont menacé les surveillants à l’arme blanche, cassé des chaises… Un chaos au cours duquel beaucoup ont triché. Les autorités algériennes évoquent 3000 cas de tricheries. Le ministère de l’éducation a décidé de sanctionner ces actes en inscrivant la mention «a triché» sur les résultats. Et en supprimant la note.

1 à 5 ans d’interdiction de passer un examen


Au delà de cette mesure symbolique, L’ONEC (l’Office national des examens et concours), doit encore décider du sort des tricheurs. Les sanctions pourraient être fermes et sans appel: 1 à 5 ans d’interdiction de passer un examen. En France, pas encore de mise à l’index publique. Lorsqu’un cas de triche est révélé: le fautif passe devant un jury, et peut se voir interdire de passer des examens pendant 5 ans. En 2012, sur 419 cas de fraudes, 166 étaient liés à l’utilisation d’un téléphone portable, 99 à l’emploi d’une antisèche, 46 à une communication entre candidats. Cette année, un dispostif anti-triche drastique a été mis en place.

Lu sur Le Figaro