Lu sur L’Expression

L’Algérie possède des compétences capables de répondre à toutes les questions des fetwas et de l’islam.

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs revient sur le respect des libertés religieuses et de culte. «La Constitution algérienne est claire. Il n’y a pas d’infraction dans ce sens. Chacun est libre devant sa conscience» a déclaré hier, Bouabdellah Ghlamallah, lors d’une conférence portant sur l’organisation de la 10e édition du Prix international d’Alger du Coran qui se tient du 29 juillet au 4 août à Dar El Imam à Alger.

Le ministre a ajouté au sujet de certains cas de non-jeûneurs qui ont été réprimés par des éléments de la Sûreté nationale notamment en Kabylie, Ghlamallah a affirmé que «les éléments en question, sont responsables devant leurs actes et devant la loi», a-t-il précisé, avant d’ajouter que «le pays est libre depuis 1962. Chemin faisant, les Algériens ont soif de vivre leur liberté, après 130 ans de colonialisme français», a-t-il dit, de manière ironique en marge de la conférence.

Par ailleurs, les citoyens doivent convaincre leurs pairs, afin de ne pas manger publiquement pour éviter de heurter les sensibilités des autres jeûneurs, tout en donnant l’exemple d’autres peuples croyants d’autres religions qui respectent la tradition des musulmans dans les meilleures conditions.

Revenant une fois de plus sur la question des abus de sonorisation des haut-parleurs, notamment lors des prières, le ministre a souligné à demi-mot que Dieu regarde les actes, connaît le fond des coeurs des hommes et ne prend en considération que la pureté de l’âme et de l’esprit. «Ça n’a aucun sens de faire la prière avec des haut-parleurs aux dépens de la bonne foi», dit-il en marge de la conférence. Les fidèles connaissent les horaires des prières et les mosquées depuis la nuit des temps, fera t-il savoir de manière ironique.

Au sujet des Algériens qui font appel aux imams pour des fetwas à partir de l’étranger, notamment de l’Arabie Saoudite et du Moyen-Orient, ministre et cadres du ministère, de haut niveau, convergent sur la question en affirmant que «c’est très dangereux de se fier aux étrangers aux dépens de son pays, alors que nous avons des compétences de très haut niveau qui peuvent répondre à n’importe quelle question».

«Il faut savoir que les coutumes sont différentes d’un peuple à un autre. D’autant plus que nous avons des spécialistes qui sont disponibles et ouverts pour débattre sur n’importe quel sujet d’ordre religieux ou autre», a souligné Dr Abdelouahab Hamouda, spécialiste en la matière. S’agissant du quota de hadjis qui a diminué cette année, le ministre a révélé que la réduction du nombre concerne tous les pays musulmans. En raison des travaux de réaménagement des espaces pour l’accueil, l’Arabie Saoudite a réduit le nombre des hadjis à 20% pour tous les pays musulmans, en attendant de terminer les travaux de réaménagement pour l’accueil. «L’Algérie a bénéficié d’un quota de 28.800 hadjis pour l’année en cours», a révélé le ministre des Affaires religieuses.