La distribution du couffin de Ramadhan ne semble pas être maîtrisée du tout. Des années après la mise en branle de cette opération, les scènes de délire, les actes de vol et de destruction de biens publics continuent d’accompagner cette opération pourtant d’essence de solidarité avec les démunis.

La faute n’incombe pas aux citoyens dont certains lancés dans un véritable à l’abordage, mais aux chargés de cette opération qui semble être comme le colonialisme qui ne retient pas les leçons comme le disait le Général Giap. Après des années, ils n’ont ni retenu les leçons, ni mis en place un mécanisme qui permet à cette opération de profiter aux véritables nécessiteux. C’est un véritable hallali auquel nous assistons à l’approche de chaque Ramadhan.

Les fiers à bras, les malotrus, ceux qui ne sont pas dans le besoin profitent des largesses des pouvoirs publics au moment où les autres, les démunis, se retrouvent exclus par la faute d’une administration qui ne dispose ni du sens de l’organisation ni de celui de l’anticipation. Elle continue de reproduire chaque année, les mêmes réflexes et les mêmes procédures qui ont pourtant montré leur inefficience.

Qu’auraient –ils perdu s’ils avaient établi des listes et adressé des convocations aux bénéficiaires de ce couffin ou s’ils avaient pris la peine d’assurer une livraison à domicile ?

L’effort de l’Etat profite ainsi à ceux qui ne sont pas dans le besoin. Les démunis eux se contenteront de miettes puisque la razzia est annoncée à chaque début du mois sacré. L’Etat a respecté ses engagements mais les communes ont failli puisqu’elles n’ont pas su se montrer à la hauteur pour mener à bien une opération pourtant instituée depuis des années.

Dommage, les démunis n’ont pas obtenu l’aide qui leur était destinée, car elle a profité à d’autres. L’absence d’une gestion rationnelle de cette action de solidarité est, d’ailleurs, à l’origine d’actes qui font honte à leurs auteurs et aux responsables locaux comme cela a été le cas ,avant-hier, a à Sidi El Bachir où les packs alimentaires ont littéralement « pillés » par des énergumènes avides de profiter de la « générosité » de l’Etat qui à ce qu’ils fassent au détriment des vrais pauvres.

Hier, encore à Haï Chahid Mahmoud, commune de Hassi Bounif, l’annexe de l’APC où étaient entreposés les packs de denrées alimentaires du couffin de Ramadhan, a été prise d’assaut dès la première heure de la journée par des centaines de personnes, hommes et femmes, venues prendre le couffin de Ramadhan. Cette situation a complètement paralysé l’activité de l’administration, car aucun acte administratif n’a été délivré pendant toute la journée au niveau de cette antenne.

C’était l’anarchie totale, pour ne pas dire la honte. La porte vitrée donnant accès au guichet a sauté en éclats, les employés ont été agressés. Ils ont essuyé des jets de bouts de verre. Face aux bousculades et au nombre très important des personnes agglutinées devant les guichets, le personnel administratif n’a même pas pu quitter les locaux de l’annexe.

Certains énergumènes ont bien profité de cette situation pour bien se servir. Une personne a été blessée par un bout de verre. Les dégâts ont été limités grâce à l’intervention d’un habitant, A.Kada, lequel a pris la défense des employés et s’est opposé à certains énergumènes qui voulaient se servir plusieurs fois.

POURTANT, BIEN AVANT L’ACQUISITION DES PACKS, LE MAIRE NOUS A PARLÉ

d’une certaine organisation dans la distribution qui devait se faire selon lui, à domicile, par les propres moyens humains et matériels de la commune. Hélas, ce n’était que de la rêverie, la vérité est tout autre. Sur le terrain, c’est la pagaille, en principe, des comptes doivent être demandés aux organisateurs souhaitent des personnes écœurées par ce qu’elles ont vu.

Lu sur l’Echo d’Oran