La peine capitale a été requise dimanche à l’encontre des deux personnes accusées du meurtre d’Ibrahim et de Haroun. Les deux enfants de 9 et 10 ans ont été assassinés en mars 2013 dans la ville nouvelle d’Ali Mendjeli. Un meurtre qui avait secoué l’Algérie.

A.G. (38 ans) et H.O. (21 ans) sont les kidnappeurs et meurtriers présumés de Haroun et d’Ibrahim. Dimanche, le ministère public a requis la peine capitale à leur encontre lors de l’ouverture de leur procès au tribunal criminel de Constantine, selon des informations fournies par l’APS. Jugés pour « enlèvement », « attentat à la pudeur » et « meurtre avec préméditation », les deux individus ne sont pas les seuls à être mis en cause. Une troisième personne (B.Z, 27 ans) est poursuivie pour son silence auprès des services de sécurité alors qu’elle était au courant de l’enlèvement. Le jugement est attendu à la fin des plaidoiries de la défense.

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Le début de cette terrible histoire remonte au 9 mars 2013, date à laquelle les deux enfants ont été portés disparus. Ils jouaient samedi après-midi dans un terrain vague d’Ali Mendjlil lorsqu’ils ont été enlevés. Leurs parents sont restés sans nouvelle pendant quatre jours, jusqu’à ce que les deux mineurs soient retrouvés, mutilés et décédés, dans des sacs en plastique noir. Le jour même de la découverte des corps, deux suspects ont été arrêtés. Les deux individus, âgés de 21 ans et de 38 ans, ont avoué être les coupables du crime.

Le tragique événement n’a pas laissé la population de marbre. Dans l’après-midi du 12 mars, jour de la découverte des deux corps mutilés, un grand rassemblement s’est constitué lors du trajet de l’ambulance vers l’hôpital. Après avoir pris d’assaut l’unité sanitaire, des protestataires ont ensuite déclenché une émeute en caillassant le commissariat de police. Le lendemain l’enterrement des deux jeunes garçons a été l’occasion d’un grand rassemblement. Quelques dizaines de milliers de personnes ont accompagné le cortège funèbre jusqu’au cimetière.

A la suite de la découverte des corps, une partie des habitants avait réclamé la peine capitale à  l’encontre des agresseurs de ces deux enfants. Le procureur général près la Cour de Constantine avait quant à lui affirmé que la justice « saura se montrer ferme et déterminée » dans le jugement du crime perpétré à Ali-Mendjeli. Lors d’une conférence de presse, le procureur Mohamed Abdelli avait également souligné que la justice « fera toujours montre de la plus grande fermeté lorsqu’il s’agit de crimes commis sur des personnes mineures et faibles ». Le but était notamment de calmer la fureur populaire.