Les émeutes reprennent et parfois de manière violente. L’arrivée de la canicule et les difficultés de mois de Ramadhan ont fait naître un sentiment de frustration chez beaucoup de populations privées notamment d’eau potable.

La protestation se transforme, souvent, en de violentes manifestations. C’est ce qui s’est passé en début de semaine à Bougaâ, dans la wilaya de Sétif. Des manifestants, excédés par une panne d’alimentation en eau potable qui a duré 20 jours, ont saccagé la maison du chef de daïra. En colère, ces citoyens ont pris même deux chèvres trouvées dans la résidence. La raison de cette ire ? En plus de l’absence de l’eau potable, le responsable de l’administration s’est même permis de répondre aux villageois : « Je m’en fous. Moi, j’ai de l’eau minérale » ! Du pur mépris !

Dans le village Azaghar, à Illoula Oumalou, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Les habitants de la localité ont organisé une réunion dans le chef lieu de la daïra de Bouzeguène afin d’organiser la protestation.

Les habitants de la localité de Meradi, dans la wilaya de Taref, ont organisé un sit-in pour dénoncer la lenteur des autorités qui n’ont pas pris en considération leurs doléances. Des banderoles et pancartes ont été accrochées à l’entrée de village pour interpeller les autorités. Les citoyens de ce village qui compte 3000 habitants n’ont pas d’eau potable depuis… une année.

Des habitants de localités de Khenchela ont également agi de la sorte. Ils ont protesté contre la pénurie et les coupures d’eau potable dans leur localité.

Les scènes se répètent ainsi dans toutes les régions du pays. En plein été et en plein mois de Carême, les citoyens ne trouvent pas quoi boire. C’est une réalité qu’il faut désormais prendre au sérieux.

Essaïd Wakli

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