« Les algériens détenus à Guantanamo n’ont commis aucun crime » a déclaré dimanche Maitre Farouk Ksentini dans un entretien à l’APS. A cette occasion, Me Ksentini, président de la commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) a fait plusieurs déclarations relatives, entre autres, aux conditions de détention des Algériens incarcérés en Irak et à Guantanamo, ainsi qu’au trafic de drogue en Algérie.

Me Ksentini a regretté que le président des Etats Unis Barack Obama « n’ait pas respecté son engagement de fermer la prison de Guantanamo, comme il l’avait promis lors de sa campagne électorale ». Pour lui les 7 prisonniers algériens de Guantanamo ont été incarcérés de manière arbitraire. « Nous sommes en train d’établir des contacts avec des ONG américaines des droits de l’Homme pour le suivi de ce dossier » a-t-il affirmé. Le défenseur des droits de l’homme s’est également inquiété des conditions de détention des prisonniers algériens en Irak. Leur nombre est estimé à une dizaine, l’un d’entre eux aurait déjà été exécuté.

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« La drogue est devenue une arme que l’on utilise contre l’Algérie »

Par ailleurs, lors de son entretien a l’APS, Me Ksentini a plaidé pour le maintien de la fermeture de nos frontières avec le Maroc, « le trafic de drogue bat son plein » a t-il expliqué. « Dans ces conditions, nous ne pouvons pas rouvrir nos frontières, dans la mesure où des tonnes de drogue continuent d’entrer en Algérie ». Pour lui, l’urgence politique de ce fléau de société est la révision de la loi de 2004 : « Nous ne demandons pas l’abrogation de loi de 2004, mais son amélioration à travers la révision de quelques dispositions, notamment celles relatives à l’aspect pénal » car « il n’est pas normal qu’on réserve la même sanction à celui qui vend 250 grammes de drogue qu’à celui qui en commercialise 20 tonnes ».