Le Boulevard Abbas Laghrour témoigne du passage des émeutiers. Panneaux de signalisation arrachés et lampadaires vandalisés : la nuit de lundi à mardi a été particulièrement agitée dans la wilaya de Khenchela, rapporte le quotidien Liberté

L’histoire de ces émeutes commence dans la journée de lundi. Un jeune marchand de légume vient exposer sa marchandise comme chaque jour. Mais la police, ayant reçu des directives gouvernementales dans le cadre de la lutte contre le marché informel, prévient le jeune marchand : il n’est pas autorisé à faire commerce sur la voie publique. Refusant de coopérer, il est emmené au poste de police et sa marchandise est saisie. Désespéré, l’homme décide de s’immoler par le feu. Il est tout de suite transféré au CHU de Batna où il décède des suites de ses graves brûlures.

Très vite, les habitants de la ville apprennent le tragique événement et, dans un élan de colère, mettent la ville à sac. Un cordon de sécurité est rapidement mis en place autour du commissariat central et du siège de la wilaya, rapidement pris pour cible par les manifestants qui attaquent à coup de pierres, et autres projectiles. Une vingtaine d’émeutiers auraient été interpellés par les forces de l’ordre et seront prochainement jugés.

Par ailleurs, à la suite des directives gouvernementales contre le marché informel, aucune initiative n’avait été prise par la Wilaya de Khenchela afin de permettre aux commerçants d’installer leur marchandise sur des étals ou d’autres emplacements adéquats.

Nedjma Falek Amrani