L’utilisation d’enfants en bas âge dans la mendicité gagne de plus en plus de terrain, et ce, même après que les pouvoirs publics ont annoncé l’existence d’un avant-projet de loi les protégeant contre cette pratique.

Le constat  est amer. A chaque coin de rue, dans les cimetières… des enfants, âgés souvent de moins de 4 ans, sont exposés au soleil toute la journée, utilisés par des adultes pour ramasser des dinars. Cette pratique est revenue en force durant le mois de jeûne et se poursuit un peu partout. Ces enfants sont très persuasifs.

Ils ne reculent devant rien et s’agrippent aux vêtements des passants. Des scènes désolantes, mais surtout inquiétantes et qui interpellent encore une fois les pouvoirs publics à accélérer l’élaboration et l’adoption de la loi qui sauvera ces enfants. Si, durant le mois de Ramadhan, les enfants ont été utilisés dans les rues et dans les cimetières pendant les deux jours de l’Aïd El Fitr, durant la saison estivale, de nombreux enfants et même des bébés sont utilisés devant des centres de vacances, pour faire le «plein de dinars».

A noter qu’il y a quelques années, la wilaya d’Alger a recensé 10 000 personnes s’adonnant à la mendicité. Le nombre aurait augmenté depuis ainsi que le nombre d’enfants dans la pratique de ce fléau. Pourtant, un projet de loi prévoyant des dispositions dissuasives contre la mendicité a été annoncé en 2010. En dehors de cette loi, les textes les défendant existent mais ne sont pas toujours appliqués. De sources concordantes, dont certaines associations de protection de l’enfance,  environ 15 000 enfants  seraient utilisés, aujourd’hui, dans la mendicité, à travers le territoire national. Un chiffre alarmant qui justifie que l’alerte doit être donnée et l’alarme tirée.

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