AADL-Zaafrania

Les logements AADL qui font rêver des millions d’Algériens sont offerts à des enfants ! Qui l’eût cru ? Ce n’est guère une blague. Un document dévoilé par la presse démontre que l’Agence nationale de l’Amélioration et du Développement du Logement (AADL) a accepté en 2001 une demande déposée par un enfant âgé de 11 ans.

12 ans plus tard, cet enfant, âgé aujourd’hui de 23 ans, obtient son nouveau logement. Révélé par le quotidien national Mon Journal,  un document prouve que cette jeune personne vient de bénéficier à Alger d’un logement neuf dans le cadre du programme AADL. Dans un document publié par ce quotidien, il est clairement mentionné qu’un jeune homme, célibataire, âgé de seulement 23 ans, et originaire de la wilaya d’Oran, « a bénéficié  « d’un logement de type F3 situé sur le site de Draria, dans la banlieue d’Alger », nous apprend notre source, laquelle ne manque pas de signaler au passage que  « cette information est d’autant plus curieuse que la direction de l’AADL l’a justifiée par une explication plus étrange encore, à savoir que le bénéficiaire en question a déposé son dossier en 2001, c’est-à-dire à l’âge de… 11 ans ! »

document AADL

Que s’est-il donc passé ? Pour l’heure, il est difficile de fournir une explication raisonnable à ce cas sans précédent. Néanmoins, le document en question prouve que ce nouveau logement a été affecté à cette jeune personne suite à une décision émanant du nouveau directeur général de l’AADL, Elyas Benidir. Ce dernier a donc violé plusieurs principes de la réglementation en vigueur puisque les logements AADL sont distribués, en priorité, au profit des familles nombreuses, couples mariés, ou des adultes salariés. Jusqu’à aujourd’hui, des milliers de souscripteurs aux différents programmes de l’AADL attendent toujours leurs convocations pour bénéficier enfin d’un logement après plusieurs années d’attente. Or, jusqu’à maintenant, des milliers de dossiers déposés depuis 2001 ou 2002 sont toujours en cours d’études. D’autres bénéficiaires attendent encore pendant des années dans l’attente de recevoir leurs affectations de logements AADL.

Ce jeune algérien n’a, visiblement, éprouvé aucune peine pour obtenir son appartement sur un site flambant neuf à Alger et ce même s’il est domicilié à Oran, une autre wilaya séparée par plus de 400 Km de la capitale. Un cas invraisemblable qui collectionne les anomalies. Sommes-nous face à un scandale de trafic d’influence dans l’acquisition de logements AADL ? A cette question, la direction générale de l’AADL a répondu par un silence troublant lorsque des journalistes ont tenté de recueillir sa réaction. Quant aux pauvres demandeurs de logements, ils sont bouche béé face à cette drôle d’affaire…

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