devises algerie

Quand on sait que près de 210 milliards de dollars ont été transférés illicitement vers l’étranger en trois ans, comment voulez-vous que l’Etat contrôle l’argent des émigrés?

Si les pouvoirs publics considèrent que le transfert de devises par les émigrés est des plus faibles au Maghreb, les émigrés, eux estiment que c’est «normal» vu la rigidité du système bancaire et la plus-value que confère le marché informel.
Surtout, le manque de confiance que les émigrés nourrissent vis-à-vis des institutions et des banques algériennes. Récemment, le secrétaire d’Etat chargé de la Communauté algérienne à l’étranger, M.Belkacem Sahli, avait déclaré que «les sommes qui transitent par le canal bancaire ne se hissent pas au niveau souhaité et comparativement aux seuls voisins maghrébins, les émigrés algériens sont les derniers». Quoique les pouvoirs publics, comme l’a exprimé clairement le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, ne trouvent pas «anormale» l’existence des marchés parallèles de la devise. Depuis 1997, la Banque d’Algérie (BA) a accordé une quarantaine d’agréments pour des bureaux de change… Aucun n’exerce actuellement.
Il semblerait que certains ont perdu leur agrément pour entorse à la réglementation.

Les «cambistes» en question ont simplement abandonné cette activité jugée peu rentable. La Banque d’Algérie a émis le voeu d’agir en relevant la marge de rémunération sur les commissions perçues par les bureaux de change qui est actuellement de 1%. Pour restreindre le recours au marché parallèle, la Banque d’Algérie a envisagé l’augmentation de l’allocation de change des ménages. «L’établissement d’un niveau d’allocation de change qui n’était pas adapté aux besoins légitimes des Algériens en devises pour voyager, se soigner, étudier, a créé un besoin de recourir au marché informel», explique un expert financier.  L’économiste, Abderrahmane Mebtoul, cité par Maghreb Emergent, estime que la sphère informelle contrôle 40% de la masse monétaire en circulation qui permet d’acquérir des biens et des marchandises de l’extérieur.

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