Algérie Poste : les grèvistes se radicalisent

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algerie poste grève
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Apparemment, les choses vont en se compliquant à Algérie Poste. Alors que des employés sont en grève depuis mercredi dernier, voilà que la direction générale de l’entreprise, dans l’objectif de faire pression sur eux afin de cesser leur mouvement, ont relevé quelques receveurs de leur poste.

Selon une source proche des meneurs de cette grève, il s’agit notamment de celui de Hussein Dey, un des plus importants bureaux de poste à Alger. D’autres receveurs encore ont subi le même sort. Néanmoins, cela ne semble pas faire plier les grévistes qui sont décidés à continuer leur action jusqu’à satisfaction de leur revendication, comme nous l’a affirmé l’un d’eux.

Pour rappel, cette grève a été lancée par un syndicat autonome, le Syndicat national autonome des postiers (SNAP), alors que celui affilié à l’UGTA (Union générale des travailleurs algériens) se dit contre une telle action. En termes de revendications, les grévistes réclament l’application des effets rétroactifs des augmentations décidées en 2011, à partir de 2008 et la mise en application de la nouvelle grille des salaires. Ils demandent aussi une enquête au sujet de la gestion des œuvres sociales par le syndicat d’Algérie Poste affilié à l’UGTA. En somme, les grévistes sont formels. Ils ne mettront pas fin à leur mouvement de grève si la direction ne leur verse pas les 100 000 dinars de prime, effet rétroactif depuis 2008.

Ces derniers signalent qu’ils ont pris la décision d’entamer leur action, lorsqu’ils ont eu vent d’une prime de 400 000 dinars octroyée aux cadres de l’entreprise alors que cette même direction évoque souvent des difficultés financières quand il s’agit d’augmentations ou de primes pour les «simples» employés.

Concernant le taux du suivi du mouvement de grève, les syndicalistes grévistes affirment que celui-ci est de l’ordre de 75% à travers le territoire national. Les wilayas de Blida, Constantine, Mascara et Tizi-Ouzou ont enregistré les taux les plus élevés, alors qu’à Alger, seuls deux postes ont ouverts leurs portes. La grève risque donc de se durcir.

Elyas Nour