Un autre conflit tribal se profile à l’horizon dans la région Sud du pays. En effet, selon un article paru aujourd’hui sur les colonnes du quotidien arabophone El Khabar, une tribu mozabite, la «Fondation Al Cheikh Baaissi Oualouane», a dénoncé, à travers un communiqué, ce qu’elle considère comme une provocation en ce qui est d’une supposée décision des autorités locales de démolir des habitations dites «illicites», alors que, selon la tribu, le terrain sur lequel sont bâtis ces maisons lui appartient.

Le terrain de la discorde est situé dans la localité de Bouhraoua. Les autorités veulent, apparemment, démolir les habitations qui s’y trouvent afin de construire des logements. Dans son communiqué, la Fondation estime que évoque une arrière-pensée «raciste» qui rentre dans le cadre d’une «provocation» afin de «déstabiliser toute la région».

Des informations sont, donc, parvenues cette tribu selon lesquelles l’administration envisage d’accélérer leur projet afin de lancer les travaux des logements à la veuille d’une visite qu’effectuera le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à Ghardaia, très bientôt. Il est à rappeler, qu’il s’agirait du deuxième conflit tribal dans le sud du pays. Une autre localité du Sud du pays, Bordj Badji Mokhtar, a vécu des jours de tension extrême, allant jusqu’à provoquer des morts et d’importants dégâts dans la ville.

 Des événements assez sensibles qui nous rappellent à chaque fois que l’Algérie, notamment sa région Sud, n’est pas à l’abri d’un conflit tribal qui pourra vite dégénérer. Les événements de Bordj Badji Mokhtar ont fait de nombreuses victimes. Ghardaia également n’en est pas à son premier épisode de violence. La ville a été le théâtre, il y a trois ans, de graves accrochages entre arabes, Chaabna, et Mozabites. Les autorités feraient mieux de traiter ces questions, liées au foncier, avec la plus grande attention. La moindre mauvaise «appréciation» d’un responsable zélé pourra déclencher des incidents qui seront difficilement maîtrisables.

Elyas Nour