La situation en Egypte inquiète au plus haut point les politiques israéliens. Selon le quotidien français Le Figaro, une réunion d’urgence du cabinet de sécurité s’est tenue vendredi 16 août.

Les délibérations du conclave, qui concernent bien évidemment la crise égyptienne, ont été tenues secrètes. Mais le journal croit savoir que les responsables de Tel Aviv sont inquiets quant à un éventuel «affaiblissement» de l’armée égyptienne qui serait la conséquence d’une probable sanction américaine à l’encontre de l’Egypte.

En somme, Israël ne veut surtout pas que les USA bloque l’aide de 1.3 milliard de dollar octroyée chaque année à l’armée égyptienne. Et pour ce, il a été décidé de faire du lobbying auprès de Washington, via le tous puissant Aipac (American Israel Public Affairs Committee), entrer autre, et d’un autre côté de ne plus faire de déclarations publiques sur la situation en Egypte afin de ne pas «donner raison» aux frères musulmans qui clament haut et fort que le général Abdelfattah Sissi, chef des forces armées égyptiennes, est soutenu par les USA et Israël. «Du premier ministre aux échelons politiques inférieurs, tout le monde a été mobilisé pour agir auprès de la Maison-Blanche, du département d’État, du Pentagone et surtout du Congrès, afin d’éviter une attaque frontale des Américains contre les généraux égyptiens», a indiqué Alex Fishman, commentateur militaire du quotidien Yediot Aharonot.

En tout état de cause, pour les Israéliens, tous les affaiblissements de l’armée égyptienne, au bénéfice des frères musulmans, et après la série d’événements qu’a connu l’Egypte, pourrait remettre en cause les accords de paix signés entre les deux pays. D’autant plus, estiment les commentateurs de Tel Aviv, que la coopération militaire entre les deux armées en ce qui est de la lutte face aux groupes djihadistes, est très étroite.

Elyas Nour