Dinars argent algérie
Dinars argent algérie

Dans cet entretien accordé à Horizons en marge de la présentation de la session pour l’obtention du diplôme MBA action learning, l’ambassadeur du royaume des Pays-Bas à Alger, son Excellence Frans Bijvoet, évoque la méconnaissance des hommes d’affaires néerlandais de l’Algérie. Pour remédier à cette situation, il a pris soin d’écrire un livre destiné aux entreprises néerlandaises. Objectif : les encourager à venir commercer et investir en Algérie.

Pouvez-vous nous parler de votre livre sur le climat des affaires en Algérie ?

Je suis ici depuis deux ans. En effet, j’ai écrit un livre de 100 pages, dont le titre est Faire affaire en Algérie, sur des investisseurs néerlandais qui ont une expérience en Algérie car c’est un pays inconnu chez nous et pourtant il y a beaucoup de compagnies néerlandaises qui font des affaires dans ce pays. Aux Pays-Bas, beaucoup de gens pensent que l’Algérie est encore en guerre. Une fois ici, ils sont étonnés de découvrir que c’est un pays calme, politiquement stable avec une croissance économique. Ce livre est destiné aux PME néerlandaises pour découvrir le pays.

Il paraîtra quand ?

A la fin de ce mois d’août. Il sera aussi consultable sur le site web de l’ambassade. Il sera en néerlandais.

Qu’est-ce qui ressort de cet ouvrage ?

Il existe de grandes compagnies comme Shell, Philips ou encore Unilever. Le livre est destiné aux PME en matière d’exportation car chez nous les gens préfèrent travailler sur des destinations assez proches comme la Belgique, la France et l’Allemagne tandis que moi je souhaite qu’ils fassent l’effort de venir ici. L’Algérie est un marché pas très connu.

Dans quels domaines peuvent-ils apporter leurs compétences en Algérie ?

Dans l’agriculture, l’horticulture surtout, la semence de pomme de terre, l’eau où les Néerlandais ont une énorme connaissance et ici il y a une demande. L’échange doit être gagnant-gagnant, pas uniquement exporter mais créer des partenariats. En Algérie, le programme de développement du Sud dans l’agriculture offre des possibilités. Nous sommes le troisième pays exportateur de produits agricoles dans le monde après les Etats-Unis et la France.

Que pensent les hommes d’affaires néerlandais de la règlementation en matière d’investissement en Algérie ?

Il y a des problèmes sur la formule 51/49 mais l’Algérie n’est pas le seul pays à avoir ce système. A titre indicatif, le partenariat entre une Néerlandaise et un Algérien pour une session du Business School Neetherlands (BSN), est un exemple. D’ailleurs, le livre fait connaître l’Algérie pour convaincre les hommes d’affaires à venir y investir. Il y a beaucoup de possibilités, il y a la stabilité politique et il y a l’argent.

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