Les partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi sont décimés, surtout après l’arrestation de plusieurs de leurs leaders. Mais, la mobilisation contre l’armée au pouvoir suit son cours. Ils ont appelé à de grandes manifestations le 23 août, une journée baptisée, le “vendredi des martyrs”.

Ils peinent depuis le début de semaine à se mobiliser, après la répression meurtrière qu’ils ont subi, suivie de l’arrestation de certains de leurs chefs, dont Mohamed Badie. De plus, les forces de l’ordre ont de larges manœuvres et peuvent être autorisées à tirer.

Cet appel constitue un test de la capacité des Frères musulmans à mobiliser leur base, mais la réaction du pouvoir pourrait se manifester par la force. Aucune dissolution de crise n’est pour l’instant envisageable, tant le dialogue est inexistant.

Le pays est divisé entre partisans de l’armée dans leur « lutte contre le terrorisme » et les partisans de Morsi, diabolisés par le pouvoir. « Au-delà de ces deux camps”, pourtant, il y a des Egyptiens qui réclament la justice, le respect de leurs libertés individuelles, et le droit de s’exprimer politiquement ».

Depuis une semaine, près d’un millier de personnes ont perdu la vie, pour l’immense majorité des pro-Morsi, quand militaires et policiers se sont lancés dans une répression sanglante de leurs manifestations et arrêté plus d’un millier d’islamistes. Le dernier en date est Ahmed Aref, porte-parole de la confrérie.

Le président déchu Mohamed Morsi a été destitué le 3 juillet est toujours détenu par l’armée, accusé de complicité de meurtres et de tortures de manifestants.