Des groupes de l’opposition syrienne ont accusé Bachar al-Assad, d’avoir utilisé des armes chimiques dans des bombardements qui visait la banlieue de Damas. L’opposition parle de 1 300 tués, mais les autorités syriennes démentent. 

L’armée syrienne aurait procédé à une attaque et utilisé du gaz neurotoxique le mercredi 21 août contre des zones rebelles à proximité de Damas d’après l’opposition. Les roquettes auraient frappé les banlieue Ain Tarma, Zamalka et de Djobar. Le nombre de victimes est pour l’instant indéterminé. Les groupes d’opposition annoncent la mort de 1 300 personnes. De son côté, l’observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) évoque la mort d’au moins 100 personnes.

« De nombreuses victimes sont arrivées avec leurs pupilles dilatées, des membres glacés et de la mousse dans leur bouche », explique une infirmière d’un centre médical situé à une dizaine de kilomètres de Damas. « Les médecins ont dit que ce sont des symptômes typiques de victimes de gaz neurotoxique », a-t-elle ajouté.

L’opposition syrienne accuse la communauté internationale d’être complice de cette attaque, par son silence. Lors d’une conférence de presse à Istanbul, George Sabra, un des dirigeant de l’opposition, a estimé que ce carnage avait porté un coup de grâce aux efforts internationaux pour trouver une issue politique. Le conflit a fait plus de 100 000 morts depuis mars 2011.

A la télévision officielle, le régime dément l’utilisation des armes chimiques. Il qualifie même l’annonce de stratégie pour détourner l’attention de la mission d’enquêteurs des Nations Unies. L‘OSDH demande quant à elle, à l’équipe onusienne et aux organisations internationales de visiter les zones frappées pour assurer l’arrivée d’aide humanitaire et « lancer une enquête afin de déterminer qui est responsable du bombardement et leur demander des comptes ».

 

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