Les premiers travers de l’application des la nouvelle Loi sur les associations viennent de faire leur apparition. Le wali d’Oran vient de suspendre l’activité de deux associations, sans même pas avertir les concernés au préalable.

Le  Wali d’Oran a décidé de suspendre deux associations « la première parce qu’elle avait réussi à bloquer le détournement de terrains appartenant au domaine forestier de Canastel (El Menzah) par décision judiciaire en référée (arrêt des travaux) et la deuxième parce qu’elle avait pu devant la justice (référée et sur le fond) empêcher qu’un terrain destiné à la création d’un marché couvert soit détourné de la même façon », a dénoncé le bureau de ligue algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) d’Oran. Ces décisions de suspension d’associations ont été faites pour « permettre justement de bloquer leurs activités et permettre ainsi aux bénéficiaires des détournements de remettre en cause les deux décisions de justice en remettant en cause la qualité du plaignant », indique encore la Ligue dans un communiqué signé par son président Keddour Chouicha.

La LADDH condamne cette mesure qui n’a même « respecté la loi sur les associations » puisque cette dernière stipule qu’il fallait d’abord mettre en demeure l’association et lui laisser un délai de trois mois avant de prendre la décision de suspension. « Le Bureau d’Oran de la LADDH dénonce cette forfaiture et demande l’annulation de ces deux suspensions. Une commission d’enquête  avec la participation des représentants des associations visées doit être diligentée par le ministère de l’intérieur pour clarifier comment un wali appuyait la plainte de l’association ARC devant la justice le 01 juillet , puis change de cap pour laisser ce détournement se faire en suspendant les associations le 14 juillet et quels sont les arguments et les raisons de ce revirement et de ce déni de la règlementation », explique encore la LADDH.

E. W.

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