Oran : pourquoi les scanners qui se trouvent au CHU et à l’EHU tombent aussi souvent en panne ?

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A Oran, les désagréments des malades n’en finissent pas, lorsqu’ils ont affaire aux structures de santé. En effet, que ce soit le CHU Oran, l’EHU 1er Novembre ou les structures de proximité essaimées un peu partout à travers les quartiers de la ville, toutes enregistrent des manques criards en matière d’équipements spécifiques tels ceux de radiologie (scanner-IRM) et d’analyses diverses. 

Du coup, les patients se voient toujours réorientés vers le secteur privé qui pratique des prix trop élevés pour les bourses moyennes. Dépités et las de se voir endurer tous ces déboires, d’aucuns à El Bahia se posent des questions sérieuses sur le pourquoi et le comment de cette situation pénalisante.  Amine, jeune homme de 28 ans qui devait subir en urgence un scanner cérébral suite au coup qu’il a reçu à la tête, s’interroge à ce sujet: «Comment se fait-il qu’une grande wilaya comme Oran, capitale de tout l’Ouest du pays, dotée de deux grandes structures hospitalo-universitaires, n’arrive toujours pas à répondre convenablement aux exigences du secteur ? Pourquoi les scanners qui se trouvent au CHU et à l’EHU tombent aussi souvent en panne ? Est-ce un problème de compétence, ce qui est invraisemblable, ou est-ce délibéré ? Car ce n’est tout de même pas normal que le problème des pannes ne se pose jamais chez les privés, alors que dans les structures publiques c’est récurent».

En effet, souvent l’on évoque à Oran le jeu malsain auquel s’adonnent certains fonctionnaires malhonnêtes du CHUO, qui sont de mèche avec des cliniques privées, pour lesquelles moyennant un pourcentage ou un pécule préalablement négocié, leur rabattent la clientèle constituée en majorité de patients dans la détresse et prêts à payer rubis sur ongle n’importe quel prix exigé. Autre souci auquel sont confrontés les malades à Oran, c’est celui de la bureaucratie qui règne en maître absolu dans ces mêmes structures de santé publique.  Ce problème se pose surtout au CHU de M’dina J’dida, où les différents services semblent vraiment déconnectés, les uns des autres, à tel point que les patients se retrouvent souvent à courir à droite et à gauche, pour se faire admettre et régler leurs problèmes de santé. L’exemple le plus édifiant est celui de cette femme qui voulait faire des analyses pour son fils, soupçonné d’avoir une méningite. Même si le personnel en place dans le service infectieux sis à la place Roux (ex-garnison) a montré toute sa disponibilité à prendre en charge le patient, il restait le problème administratif à régler, en ce sens que la maman du patient devait elle-même se déplacer jusqu’aux UMC (service des urgences médicochirurgicales) pour l’enregistrer et avoir le billet de salle, puis au laboratoire du même service et attendre les résultats des analyses demandées.

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