Facebook-afrique

Les autorités africaines ont-elles les yeux rivés sur Facebook ? À en croire le réseau social, qui a publié, mardi 27 août, le nombre de demandes d’informations faites par les gouvernements au premier semestre 2013, elles n’ont pas encore jugé prioritaires de tenter de récupérer les données personnelles de leurs utilisateurs.

Seuls cinq pays du continent en ont fait la requête. Et aucun n’a obtenu gain de cause. A se demander si les gouvernements africains, qu’on critique souvent pour leur attitude en matière de liberté d’expression, ont  peur de Facebook ? Visiblement, non, ou pas encore. Selon le réseau social, créé  par Mark Zuckerberg, le site aurait reçu, du 1er janvier au 30 juin 2013, 26 000 demandes d’informations portant sur 38 000 comptes d’utilisateurs. Et seules 30 d’entre elles provenaient d’Afrique.

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En tête des 71 pays demandeurs : les États-Unis, dont le nombre d’utilisateurs est évidemment plus important. Ceux-ci ont cherché à accéder à 20 000 profils, loin devant la France, en sixième position tout de même avec 1547 sollicitations, portant sur 1598 comptes.

Derrière, les pays africains sont loin d’être aussi demandeurs. Le Botswana (3 requêtes), l’Égypte (8), la Côte d’Ivoire (4) – sans doute à relier aux problèmes de cybercriminalité -, l’Afrique du Sud (14) et l’Ouganda (1) sont les seuls pays du continent à avoir contacté Facebook, au premier semestre 2013. Sans succès, puisqu’aucune de leurs demandes n’a été examinée, selon le géant américain.

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