Valable pour 15 ans 3G : la licence fixéeà 30 millions d’euros

0
223
3G_algérie_portable

Lu sur Liberté

D’autres charges seront supportées par les opérateurs comme la location des fréquences et un pourcentage à relever sur le revenu.

L’opération de retrait du dossier pour l’octroi des licences 3G a commencé, jeudi, avec un peu de retard par rapport à la date prévue initialement, à savoir le 11 août courant, comme ça était publié sur le site de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT).

Il est donc question d’un appel à la concurrence et non d’un appel d’offres qui est, pour la première fois, limité au national avec trois licences à proposer “aux opérateurs exploitant les réseaux de télécommunications mobiles en Algérie”. Un détail de taille qui laisse supposer que tout a été ficelé par le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (MPTIC), l’architecte même de ce document peaufiné et validé par l’ARPT.

Quoi qu’il en soit, les opérateurs ont retiré le fameux dossier tant attendu et Mobilis a été le premier à l’avoir entre les mains, suivis des deux autres concurrents. Il en ressort, en substance, selon des sources proches du dossier, que tout comme la 2G, la licence est valable pour une quinzaine d’années avec un prix fixé, cette fois-ci, à 30 millions d’euros (3 milliards de dinars). Un montant qui se rapproche, plutôt, des prévisions des opérateurs qui s’attendaient à une somme légèrement inférieure à ce chiffre.

Ce qui est très abordable, pour traduire un peu la vision de Moussa Benhamadi, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (MPTIC) qui a toujours souhaité à ce que le prix de licence ne soit pas élevé, voire symbolique, pour que “les opérateurs puissent offrir la 3G à un prix abordable et au maximum de citoyens”. Il en sera donc ainsi même si la couverture, pour la première année, se limite aux seules wilayas d’Alger, d’Oran, de Constantine et d’Ouargla comme stipulé par le cahier des charges.

La couverture ira ensuite crescendo et devra tripler au cours de la deuxième année avec comme nouveauté, par rapport à la 2G, une plus grande attention pour les régions du Sud.

L’apparition d’Ouargla dès la première phase (ça n’a pas été le cas pour la 2G) dénote de l’intention des pouvoirs publics d’assurer, cette fois-ci, une plus grande équité dans la couverture. Algérie Télécom sera également présente avec la LTE pour combler tous les déficits en la matière car eu égard à la superficie de l’Algérie, le réseau 3G pourrait ne pas être à la performance souhaitée (qualité de réseau) dans certains endroits. Toujours est-il, le cahier des charges, plutôt volumineux puisqu’il aborde de nombreux points, parle, en ce sens, de découpage géographique qui départage le territoire national en trois zones distinctes.

La première comprendra les wilayas les plus reculées de l’Algérie, et qui concerne certainement celles du Sud et des Hauts-Plateaux. La deuxième et la troisième zone comprendront les wilayas se trouvant au centre et dans le nord du pays. Concernant la deuxième clause du dossier, celle-ci stipule le partage des wilayas dans lesquelles sera lancée la 3G entre les trois opérateurs afin de ne défavoriser aucun d’entre eux.

Et comme l’État algérien ne fait pas dans la charité, cela suppose aussi que les opérateurs auront à supporter d’autres charges à l’image de la location des fréquences et un pourcentage leur sera relevé sur les revenus. En attendant d’y voir plus clair et d’en savoir plus, le dépôt des offres techniques et financières est fixé au 15 septembre prochain avec également l’ouverture des plis qui se fera également le même jour au siège de l’ARPT. L’attribution provisoire des licences, quant à elle, est fixée au 15 octobre. La commercialisation des services de la 3G devra ainsi commencer à partir du 1er décembre, comme consigné dans le dernier Journal Officiel publié en début de ce mois d’août.

N. S