Avec une vitesse moyenne de 1,14 mbps, l’Algérie est à la remorque en matière de vitesse de connexion à Internet.

En matière de web, on parle souvent du taux de pénétration, un indicateur qui mesure l’équipement des foyers pour accéder au monde merveilleux d’Internet. L’indice Net Index mesure lui les progrès réalisés dans l’accès au haut débit. Autrement dit : la vitesse de connexion pays par pays.

Au jeu de la comparaison, l’Algérie sort grande perdante ! En termes de vitesse de connexion, notre pays enregistre un débit moyen de 1,14 mbps. A titre d’exemple, le premier pays – le Luxembourg – peut se vanter d’une vitesse de 120,74 mbps. Plus de 100 fois plus.

Pire : l’Algérie fait même office d’élève médiocre en Afrique. Les internautes du continent qui bénéficient de la connexion la plus rapide sont les mauriciens, avec une vitesse moyenne de 11,93 mbps. Deuxième : Madagascar avec un début de 9,51 mbps. Viennent ensuite, et dans l’ordre, le Ghana, le Cap-Vert, la Mauritanie, la Namibie, l’Ethiopie, la Libye, le Zimbabwe et l’Ouganda. Tous ces pays composent le top 10 africain, dans lequel ne figure donc pas l’Algérie.

En réalité, l’Algérie se trouve même parmi les cancres mondiaux avec son rang 181 sur 186 pays testés. Seuls la Syrie, le Malawi, le Congo, le Bénin et le Burkina Faso proposent des connexions plus lentes. Notons toutefois une évolution par rapport à l’année 2012 où l’Algérie figurait à la toute dernière place. Conscient de ce retard accumulé en Algérie, le gouvernement a décidé d’allouer une enveloppe de 140 milliards de DA au ministère de la Poste et des technologies de l’information et de la communication pour développer entre autres le haut débit et la 3G.

Autre enseignement du classement Net Index : le léger décalage entre les performances économiques d’un pays et la vitesse de la connexion internet dont bénéficient les internautes. Seul l’Angola, la Libye, Maurice et la Namibie figurent à la fois dans le top en termes de PIB par habitant et de débit internet.

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